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Auteur/autrice : BURUNDI FACTS
Dans un article du 11 novembre 2025, la Radio-Télévision du Burundi (RTNB) rapporte une déclaration attribuée à l’Abbé Mélance Manirakiza, représentant du projet Burundi Marketing Avocado (BAM), selon laquelle le Burundi pourrait atteindre 85 000 000 de tonnes d’avocats d’ici 2029, générant 600 000 000 USD de revenus annuels à l’exportation. Est-ce un mauvais calcul des concepteurs du projet ou une erreur de la RTNB ? Selon le même reportage, le projet Merankabandi, via l’organisation ODAG Caritas Gitega et en collaboration avec le programme BAM, a lancé le 10 novembre 2025 une nouvelle campagne de plantation d’avocatiers dans la zone…
Alors que le président Évariste Ndayishimiye affirme que la malnutrition infantile aurait disparu au Burundi, les données disponibles et les observations de terrain dressent un tableau très différent. Selon les évaluations les plus récentes de l’UNICEF, du PAM et de l’OCHA, des centaines de milliers d’enfants restent exposés à la malnutrition aiguë ou chronique. Entre progrès réels et communication politique, ce fact-checking analyse l’écart entre le discours officiel et la situation constatée. Lors d’une cérémonie de présentation de l’administrateur de la commune Matongo (province de Butanyerera), le 5 novembre 2025, le chef de l’État a déclaré « qu’il n’est plus…
Dans une interview accordée à la BBC le 11 novembre 2025, le porte-parole de l’armée burundaise, le Général de Brigade Gaspard Baratuza, a affirmé avec certitude que « l’armée burundaise n’est pas présente dans les hauts plateaux de Minembwe ». Il rejetait ainsi les accusations formulées par les leaders des femmes banyamulenge, qui dénoncent depuis plusieurs mois des exactions, des restrictions de mouvement et un climat de terreur imposé à leur communauté. Pourtant, au fil des recoupements, témoignages d’habitants, alertes d’ONG et fuites issues même de sources militaires burundaises, une réalité parallèle se dessine : des troupes burundaises seraient bel…
Au Burundi, la parole présidentielle a longtemps été perçue comme un engagement solennel engageant tout l’appareil étatique. Pourtant, ces dernières années, plusieurs annonces publiques du chef de l’État sont restées sans suite, suscitant des interrogations et inquiétudes. À travers une analyse appuyée sur quatre cas précis, du barrage de Mpanda aux pensions des retraités, cet article examine les raisons de cet écart croissant entre discours et action, ainsi que les risques qu’il fait peser sur la crédibilité des institutions. Traditionnellement, lorsqu’un président fait une annonce publique, les services concernés se mobilisent pour la mettre en œuvre. Mais depuis quelques années,…
Alors que le président burundais Évariste Ndayishimiye vient de recevoir une médaille d’honneur et un trophée de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA) pour son engagement en faveur du sport, plusieurs voix au Burundi s’élèvent pour dénoncer une récompense « déconnectée de la réalité ». Des journalistes et anciens cadres du ministère des Sports accusent le chef de l’État d’avoir au contraire freiné l’essor du sport burundais, notamment par des décisions politiques controversées ayant touché le basketball. Lors du forum continental de l’ACNOA consacré à la promotion de la femme et de l’égalité des genres dans le sport, tenu…
Le gouvernement tanzanien a récemment publié une liste comprenant près de 99 % des réfugiés burundais vivant dans les camps de Nduta et Nyarugusu, dans la région de Kigoma. Ces réfugiés sont sommés de s’enrôler avant le 30 novembre 2025 en vue de leur rapatriement au Burundi. Une mesure perçue comme un rapatriement forcé, que dénoncent de nombreuses voix parmi les réfugiés burundais et les défenseurs des droits humains, y voyant une violation des conventions internationales ratifiées par la Tanzanie Selon plusieurs réfugiés, cette décision présentée comme « administrative » cacherait en réalité une volonté délibérée de les contraindre à…
Le ministère des Finances affirme que la situation économique du Burundi s’améliore progressivement. Selon lui, plusieurs signaux positifs témoigneraient d’une dynamique de redressement, nourrie par les réformes structurelles et une meilleure gouvernance économique. Pourtant, les analyses d’experts indépendants et les rapports d’institutions financières internationales dressent un tout autre tableau : l’embellie économique vantée par les autorités ne reflète pas la réalité sur le terrain. Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) vient de terminer une visite au Burundi. Durant leur mission, les experts ont échangé avec les autorités administratives, monétaires et la société civile sur la situation économique du pays.…
Le 5 novembre 2025, à Matongo, dans la province de Butanyerera, le président de la République, Évariste Ndayishimiye, s’en est pris à Faustin Ndikumana, directeur national de Parcem, affirmant qu’il n’avait « rien à dire aux Burundais » parce qu’il est célibataire. Quelques semaines plus tôt, à Rutana, il avait déjà visé un autre acteur de la société civile, Pacifique Nininahazwe, président du Focode. L’économiste Jean Ndenzako livre son analyse de ces sorties présidentielles. Que pensez-vous du discours du président Evariste Ndayishimiye où il s’attaque aux activistes de la société civile ? Dans le paysage politique burundais, les discours incendiaires du…
Le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a récemment affirmé que Faustin Ndikumana, président de l’organisation de la société civile PARCEM, « n’a rien à suggérer au peuple burundais, parce qu’il n’a pas de famille ». Le 5 novembre 2025, lors de la présentation du nouvel administrateur communal de Matongo, le chef de l’État a publiquement interpellé Faustin Ndikumana, connu pour ses critiques récurrentes sur la corruption et la gouvernance. Dans un ton ironique, il a déclaré : « Quelqu’un qui a échoué à fonder son propre foyer… Savez-vous quel âge il a ? Un homme qui vieillit…
Une ordonnance ministérielle conjointe, signée le 9 octobre 2025 par les ministres des Finances, de la Santé publique et de l’Intérieur, fixe désormais les amendes à infliger aux contrevenants à la réglementation sur l’hygiène et la salubrité publique. Désormais, toute personne surprise en train d’uriner ou de déféquer en dehors des installations prévues à cet effet, de jeter des papiers ou des déchets, ou encore de cracher dans un lieu public s’expose à une amende de 5 000 FBu. Plus sévère encore, l’ordonnance prévoit une amende de 100 000 FBu pour quiconque fume dans un espace public. Sur le papier,…