Close Menu
    What's Hot

    Pensions alignées sur le dernier salaire : ce que prévoyait la loi de 2022 et pourquoi le gouvernement recule en 2026

    15 janvier 2026

    Mutuelle de la Fonction publique : la Cour des comptes confirme de graves dysfonctionnements

    14 janvier 2026

    Non, IshowSpeed n’est pas venu au Burundi : des images générées par IA créent la confusion

    14 janvier 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Tendances
    • Pensions alignées sur le dernier salaire : ce que prévoyait la loi de 2022 et pourquoi le gouvernement recule en 2026
    • Mutuelle de la Fonction publique : la Cour des comptes confirme de graves dysfonctionnements
    • Non, IshowSpeed n’est pas venu au Burundi : des images générées par IA créent la confusion
    • Rapatriement forcé déguisé : les faits contredisent la version du HCR dans les camps burundais de Tanzanie
    • Chaussures obligatoires à l’école à Gitega : mesure sanitaire ou facteur d’exclusion scolaire ?
    • Affaire FOMI : aucun paiement confirmé, un audit en cours et de lourdes zones d’ombre
    • Discours de haine en RDC et au Burundi : faits établis, impunité documentée et responsabilités politiques
    • Burundi : minerais ou avocats, quelles solutions face à la crise du carburant ?
    Email: info@burundifacts.org
    Burundi Facts
    Facebook X (Twitter) LinkedIn
    ABONNEZ-VOUS
    vendredi, 16 janvier 2026
    • Accueil
    • Fact-Checks
      • Economie
      • Politique
      • Société
      • Guides
      • Environnement
    • Burundi Fact-sheets
      • Données statistiques
      • Analyses Approfondies
    • À Propos
      • Qui sommes-nous
      • Ligne éditoriale
      • Communiqués
    • Équipe
      • Qui sont nos fact-checkers?
    • Contactez-Nous
    • Français
    • Kirundi
    Facebook X (Twitter)
    Burundi Facts
    Home » Rapatriement forcé des réfugiés burundais : la Tanzanie en violation du droit international ?

    Rapatriement forcé des réfugiés burundais : la Tanzanie en violation du droit international ?

    0
    By BURUNDI FACTS on 13 novembre 2025 Fact-checks
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Email Reddit Telegram WhatsApp Copy Link

    Le gouvernement tanzanien a récemment publié une liste comprenant près de 99 % des réfugiés burundais vivant dans les camps de Nduta et Nyarugusu, dans la région de Kigoma. Ces réfugiés sont sommés de s’enrôler avant le 30 novembre 2025 en vue de leur rapatriement au Burundi. Une mesure perçue comme un rapatriement forcé, que dénoncent de nombreuses voix parmi les réfugiés burundais et les défenseurs des droits humains, y voyant une violation des conventions internationales ratifiées par la Tanzanie

    Selon plusieurs réfugiés, cette décision présentée comme « administrative » cacherait en réalité une volonté délibérée de les contraindre à rentrer, en dépit du principe du retour volontaire garanti par le droit international.

    Depuis des années, ils dénoncent des violations de leurs droits par le gouvernement tanzanien : confiscation des biens, destruction des champs, détentions arbitraires et disparitions forcées, fermeture des hôpitaux et des écoles, etc.

    Le lundi 13 octobre 2025, trois écoles primaires du camp de Nyarugusu ont été fermées. Il s’agit des écoles primaires Uwezo, Urafiki et Furaha. Dans une correspondance envoyée au Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, le 16 septembre 2025, la Coalition pour la Défense des Droits Humains vivant dans les Camps de Réfugiés (CDH/VICAR) a dénoncé une vague de disparitions forcées visant des réfugiés burundais dans les camps de Nduta et Nyarugusu.

    Les raisons sécuritaires avancées pour ne pas rentrer

    D’après les réfugiés burundais, le Burundi n’offre toujours pas les garanties de sécurité et de liberté pour rentrer. Ils indiquent que certains parmi les réfugiés qui ont été rapatriés ont par la suite été portés disparus, arrêtés ou persécutés. Pour eux, tant que le climat politique et sécuritaire reste inchangé au Burundi, rentrer n’est pas une option.

    Human Rights Watch rapporte que depuis octobre 2019, il a documenté comment la police et les agents des services de renseignements tanzaniens, parfois en collaboration avec les autorités burundaises, ont arrêté arbitrairement, fait disparaître de force et torturé des réfugiés et des demandeurs d’asile, leur ont extorqué de l’argent et ont renvoyé de force au moins huit d’entre eux au Burundi. Cette organisation donne l’exemple de 8 Burundais enlevés dans le camp de Nduta en juillet 2020, emprisonnés puis déportés au Burundi. Arrivés au Burundi, les autorités burundaises les ont conduits dans les prisons de Muramvya et Bubanza. « La plupart des cas suivent un schéma similaire. La police tanzanienne pénètre dans les camps de réfugiés dans la région de Kigoma au milieu de la nuit et emmène des gens. Dans certains cas, des Burundais disparaissent sans laisser de traces. »

    Selon Léopold Sharangabo, président de la CDH/VICAR, ces violations se font avec la complicité de certaines autorités burundaises.

    « Plusieurs indices montrent une coordination étroite entre certains responsables burundais et tanzaniens pour pousser les réfugiés au rapatriement forcé. Des réunions bilatérales, des messages politiques et des opérations conjointes témoignent d’une volonté commune de vider les camps, sans tenir compte de la situation sécuritaire réelle au Burundi », affirme-t-il.

    Les conventions internationales violées

    Pour M. Sharangabo, en agissant ainsi, les deux gouvernements portent une responsabilité partagée dans les violations graves des droits humains dont les réfugiés sont victimes.

    Selon Maître Janvier Bigirimana, juriste et défenseur des droits de l’homme, le comportement de la Tanzanie est une grave violation du droit international des droits de l’homme plus particulièrement la Convention de Genève de 1951 sur le droit des réfugiés ainsi que la Convention internationale de lutte contre la torture.

    L’article 33 de la Convention de Genève stipule :

    « Aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié vers un territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »

    De son côté, la Convention de l’OUA de 1969 renforce ce principe :

    « Le caractère essentiellement volontaire du rapatriement doit être respecté dans tous les cas et aucun réfugié ne peut être rapatrié contre son gré. »

    Lors de la 76ᵉ session du Comité exécutif du HCR à Genève, le 6 octobre 2025, le représentant de la Tanzanie avait menacé que son pays serait obligé de cesser de soutenir les réfugiés burundais et d’invoquer la cessation si les efforts de rapatriement volontaire demeuraient insatisfaisants.

    Conclusion

    Oui, la Tanzanie est en train de violer les instruments internationaux qu’elle a ratifiés, car le principe de non-refoulement stipule que les demandeurs d’asile ne peuvent pas être expulsés vers une situation de danger tant que les raisons qui les ont poussés à fuir persistent. De plus, les réfugiés ne doivent jamais être utilisés comme des instruments de pression politique.

    Quant au Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), organisation humanitaire et apolitique, il doit s’opposer au rapatriement forcé, car il a reçu pour mandat des Nations Unies de protéger les réfugiés et de les aider à trouver des solutions à leur situation.

    _______________________________________________

    Photo : À l’intérieur du camp de Nyarugusu, en Tanzanie, où vivent encore des milliers de réfugiés burundais désormais sommés de s’enrôler pour un rapatriement jugé forcé par plusieurs organisations de défense des droits humains. © DR

    Related Posts

    Pensions alignées sur le dernier salaire : ce que prévoyait la loi de 2022 et pourquoi le gouvernement recule en 2026

    15 janvier 20265 Mins Read

    Mutuelle de la Fonction publique : la Cour des comptes confirme de graves dysfonctionnements

    14 janvier 20265 Mins Read

    Non, IshowSpeed n’est pas venu au Burundi : des images générées par IA créent la confusion

    14 janvier 20262 Mins Read

    LAISSER UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    ARTICLES PHARES
    Economie

    Le carburant au Burundi, un problème à plusieurs inconnus

    10 juillet 2024

    Abonnez-Vous

    Recevez les dernières nouvelles de Burundi Facts

    * indique "obligatoire"
    /* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

    Intuit Mailchimp

    À une époque où les fausses informations prolifèrent non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les médias traditionnels (radio, télévision, journaux) au Burundi, et où certaines personnalités publiques usent d’un discours versatile pouvant induire la population en erreur, il est du devoir de chacun de se consacrer à la vérification des faits.

    ANALYSES PHARES

    Le carburant au Burundi, un problème à plusieurs inconnus

    10 juillet 2024

    Abonnez-Vous

    Recevez les dernières nouvelles de Burundi Facts

    * indique "obligatoire"
    /* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

    Intuit Mailchimp

    Facebook X (Twitter)
    © 2026 BurundiFacts. Designed by Oracom Web Solutions.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.