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    Home » Reconnaissance de l’ACNOA : un trophée qui heurte les réalités du sport burundais

    Reconnaissance de l’ACNOA : un trophée qui heurte les réalités du sport burundais

    0
    By BURUNDI FACTS on 14 novembre 2025 politique
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    Alors que le président burundais Évariste Ndayishimiye vient de recevoir une médaille d’honneur et un trophée de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA) pour son engagement en faveur du sport, plusieurs voix au Burundi s’élèvent pour dénoncer une récompense « déconnectée de la réalité ». Des journalistes et anciens cadres du ministère des Sports accusent le chef de l’État d’avoir au contraire freiné l’essor du sport burundais, notamment par des décisions politiques controversées ayant touché le basketball.

    Lors du forum continental de l’ACNOA consacré à la promotion de la femme et de l’égalité des genres dans le sport, tenu du 11 au 12 novembre 2025 à Bujumbura, le président burundais Évariste Ndayishimiye a été personnellement félicité par le président de l’organisation pour son implication dans le développement du sport au Burundi et en Afrique. À cette occasion, il a reçu une médaille d’honneur ainsi qu’un trophée, présentés comme des symboles de reconnaissance du mouvement olympique africain.

    Selon l’ACNOA, cette distinction récompense un leadership en faveur des valeurs sportives, de l’inclusion et de la paix par le sport. Cependant, au Burundi, cette reconnaissance passe mal auprès de plusieurs observateurs qui dénoncent un contraste frappant entre le discours officiel et la réalité du terrain.

    Des accusations de politisation du sport

    Le journaliste analyste Désiré Hatungimana a vivement critiqué cette distinction, qu’il juge « injustifiée ». Selon lui, sous le régime de Ndayishimiye, certains secteurs du sport ont été « anéantis » par la politisation.
    L’exemple le plus marquant concerne l’équipe de basketball Dynamo, écartée de la Basketball Africa League (BAL) après avoir été sommée de retirer la mention « Visit Rwanda » de ses maillots.

    Hatungimana affirme que cette décision, officiellement attribuée à la fédération burundaise de basketball, provenait en réalité d’une intervention politique directe du régime :

    « Ce n’était pas la décision de la fédération, mais une décision politique du régime Ndayishimiye », déplore-t-il.

    La conséquence a été dramatique, l’équipe Dynamo a été sanctionnée d’une amende de 50 000 dollars par les organisateurs de la BAL, amende qu’elle n’a pas pu payer, l’empêchant ainsi de participer à la compétition suivante.

    « Dans le conflit entre le Rwanda et le Burundi, ce sont les jeunes basketteurs qui paient le prix fort », ajoute Hatungimana, dénonçant une mesure qui « prive la jeunesse burundaise d’exploiter ses talents ».

    Un bilan sportif en demi-teinte

    Certes, le président Ndayishimiye a déjà œuvré dans le domaine sportif, notamment lorsqu’il présidait le Comité National Olympique (CNO). Sous son mandat présidentiel, le Burundi a également obtenu un stade homologué pour des compétitions internationales, un progrès salué par plusieurs acteurs du sport.

    Mais ces réalisations ne suffisent pas, selon les critiques, à occulter les entraves politiques récents. Un ancien cadre du ministère des Sports affirme : « Ce trophée n’a pas de sens si on dit qu’il récompense son rôle dans le développement du sport. Je pense plutôt que c’est un trophée que la ministre Lydia Nsekera lui a cherché en remerciement pour l’avoir nommée ministre des Sports. »

    Méconnaissance ou ignorance de la réalité burundaise ?

    Pour Hatungimana, affirmer que Ndayishimiye a promu le sport africain relève soit de la méconnaissance de la réalité burundaise, soit d’une ignorance volontaire.

    « Si Ndayishimiye bloque des jeunes basketteurs de participer à une compétition africaine comme la BAL, comment peut-on dire qu’il promeut le sport africain ? » s’interroge le journaliste.

    La Basketball Africa League, fruit d’un partenariat entre la Fédération Internationale de Basketball (FIBA) et la National Basketball Association (NBA), a justement pour mission de développer le basket sur le continent. Le blocage imposé à l’équipe Dynamo apparaît donc comme une contradiction directe avec les principes de promotion sportive et d’ouverture internationale.

    Conclusion : un trophée en décalage avec la réalité

    Le trophée décerné à Évariste Ndayishimiye par l’ACNOA se veut un symbole de reconnaissance pour son engagement en faveur du sport et de l’égalité des genres. Pourtant, les faits rapportés au Burundi témoignent d’un tout autre visage : celui d’un pouvoir accusé d’ingérence politique et de blocage du potentiel sportif national.

    Ainsi, loin de refléter une promotion du sport africain, cette distinction semble plutôt récompenser une image diplomatique, au détriment d’une réalité sportive marquée par les frustrations, les sanctions et la perte d’opportunités pour la jeunesse burundaise.

    _______________________________________________

    Photo : Photo de famille des participants au Forum continental de l’ACNOA consacré à la promotion de la femme et de l’égalité des genres dans le sport, tenu à Bujumbura, pendant lequel le président Évariste Ndayishimiye a été décoré par l’organisation. © DR

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