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Auteur/autrice : BURUNDI FACTS
Déclarations contradictoires sur la sécurité, désaveu public d’un ministre des Finances, annonces économiques concurrentes : la fin 2025 et le début 2026 révèlent une confusion croissante entre le pouvoir constitutionnel de l’État et l’autorité politique du CNDD-FDD. Ce fact-checking passe au crible ces contradictions et leurs conséquences sur la gouvernance et la stabilité institutionnelle du Burundi. La fin de l’année 2025 et le début de 2026 ont été marqués par une série de déclarations publiques contradictoires au sommet de l’État burundais. Entre le président de la République, Évariste Ndayishimiye, et le secrétaire général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, des prises de…
Les travailleurs migrants burundais désireux de se rendre à Dubaï rencontrent désormais de sérieuses difficultés pour voyager. En cause : l’instauration, par le ministère des Affaires étrangères, d’une fiche d’identification présentée comme un instrument visant notamment à « prévenir les abus liés au recrutement et à consacrer le rôle de l’État comme garant de la protection de ses citoyens à l’étranger ». Mais cette mesure répond-elle réellement à un impératif de protection, ou poursuit-elle d’autres objectifs moins avoués ? Dans une correspondance datée du 22 décembre 2025 et adressée aux responsables des agences de recrutement de travailleurs migrants, le ministre…
Un tweet du ministre burundais des Affaires étrangères accusant le Qatar d’entraver une action américaine contre le Rwanda a provoqué un recadrage public de la présidence. L’épisode met en lumière des tensions dans la communication diplomatique du Burundi et interroge la cohérence de la parole officielle de l’État sur des dossiers régionaux sensibles. La diplomatie burundaise donne aujourd’hui des signes de sérieuses turbulences, à la suite d’une communication controversée largement perçue comme une bourde diplomatique du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana. En rupture manifeste avec les usages, la retenue et…
Accusations d’avenants unilatéraux, contre-attaques de FOMI et pénuries persistantes sur le terrain : le bras de fer entre le ministère des Finances et le fournisseur d’engrais met en lumière de graves zones d’ombre dans la gestion des fertilisants au Burundi. La présentation du budget révisé 2025-2026 devant le Sénat, le 27 décembre 2025, a ravivé de vives interrogations sur la gestion du secteur des fertilisants au Burundi. En mettant en cause la société Fertilisants Organo-Minéraux Industries (FOMI), accusée de réclamer des paiements pour des quantités d’engrais non prévues dans les contrats initiaux, le ministre des Finances, du Budget et de…
Le gouvernement burundais prévoit d’allouer 18,8 milliards de francs burundais à l’Office du Transport en Commun (OTRACO) pour l’acquisition de 30 nouveaux bus, dont 10 électriques. Cette enveloppe figure dans le collectif budgétaire 2025-2026 et a suscité de vives interrogations à l’Assemblée nationale, plusieurs députés mettant en cause la pertinence économique de cet investissement et la gouvernance de l’entreprise publique. Lors de la séance plénière du 24 décembre 2025, le ministre des Finances, Alain Ndikumana, a confirmé que le gouvernement entend injecter 18 milliards de FBu dans l’OTRACO. Il a justifié cette dépense par la volonté de moderniser le transport…
La société FOMI n’est plus seulement un fournisseur d’intrants agricoles. Elle s’est imposée comme un centre de gravité du pouvoir économique, un acteur tentaculaire bénéficiant d’une protection politique de haut niveau, redouté jusque dans les cercles gouvernementaux. Alors que le président Évariste Ndayishimiye avance des justifications contradictoires pour expliquer les pénuries d’intrants agricoles, son propre ministre des Finances met au jour des pratiques contractuelles inédites, abusives et potentiellement frauduleuses. Burundi Facts analyse ce double langage présidentiel et documente comment la FOMI fonctionne, de fait, comme une structure intouchable, couverte par les plus hautes autorités du régime CNDD-FDD. Intrants agricoles :…
Tensions Burundi–Rwanda : le président burundais peut-il réellement ignorer les reproches rwandais ?
Le président burundais Évariste Ndayishimiye affirme ne pas connaître les griefs du Rwanda à l’origine des tensions diplomatiques persistantes entre Bujumbura et Kigali. Pourtant, ses propres déclarations publiques depuis 2024, tout comme les positions officiellement exprimées par les autorités rwandaises, documentent des reproches clairement formulés. En revenant sur les faits, cet article examine si l’argument d’une “incompréhension” résiste à l’analyse. Le 26 décembre 2025, lors d’une émission publique à Muramvya, le président burundais Évariste Ndayishimiye a de nouveau affirmé ne pas comprendre l’origine du différend opposant son pays au Rwanda. « Nous continuons à demander au Rwanda ce qu’il nous…
En 2017, quatre avocats burundais ont été sanctionnés après avoir coopéré avec le Comité des Nations unies contre la torture. Huit ans plus tard, cet organe onusien tranche : le Burundi a violé l’article 13 de la Convention contre la torture en exerçant des représailles. Le 16 janvier 2017, trois avocats burundais, Me Dieudonné Bashirahishize, Me Armel Niyongere et Me Vital Nshimirimana, ont été radiés du Barreau du Burundi, tandis que Me Lambert Nigarura a été suspendu. À l’époque, plusieurs organisations nationales et internationales de la société civile avaient dénoncé ces sanctions, les qualifiant de violation des conventions internationales ratifiées…
Le chef de l’État burundais affirme que le revenu des Burundais avait augmenté, en s’appuyant sur la hausse des taxes et des impôts comme preuve. Une affirmation qui mérite d’être vérifiée. Entre inflation, pression fiscale et réalité des revenus des ménages, des économistes et l’Olucome soulignent que cette corrélation n’est pas automatique. L’examen des faits montre que la hausse des recettes fiscales ne reflète pas nécessairement une amélioration du pouvoir d’achat des Burundais. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, a déclaré ce vendredi 26 décembre 2025 que « le revenu des Burundais a augmenté », affirmant que la hausse des taxes…
Comme chaque fin d’année, le Parlement burundais s’apprête à examiner et voter une loi de modification budgétaire, un exercice censé ajuster les prévisions initiales aux réalités de l’exécution. En théorie, cette démarche vise à améliorer la sincérité budgétaire. En pratique, toutefois, les expériences passées mettent en évidence des dysfonctionnements récurrents : non-respect des lignes votées, dépassements injustifiés et faiblesse chronique des mécanismes de suivi. Dans cette analyse, nous revenons sur six erreurs majeures que le Parlement devrait impérativement éviter afin de jouer pleinement son rôle constitutionnel de contrôle des finances publiques. Dépassements systématiques des exonérations budgétaires Les exonérations fiscales –…