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Auteur/autrice : BURUNDI FACTS
Le chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye a salué la « bravoure exceptionnelle » de l’armée burundaise engagée à l’étranger, ce vendredi 23 janvier 2026 à Gitega, affirmant des victoires répétées jusqu’en RDC. Un discours valorisant que ce fact-checking se confronte aux faits, aux rapports internationaux et aux analyses de la société civile. Le 23 janvier 2026, au stade Ingoma de Gitega, en marge d’une prière œcuménique d’action de grâce organisée par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, le chef de l’État burundais a dressé un portrait très élogieux des Forces de défense nationale du Burundi (FDNB), engagées notamment en…
Le Président Évariste Ndayishimiye affirme que les Batwa ont droit à des terres cultivables, au logement et à une vie digne, au même titre que tous les Burundais. Cette promesse, enracinée dans un cadre juridique ancien, se heurte pourtant à une réalité persistante sur le terrain : des familles Batwa vivent toujours sans terres. Nous avons vérifié. À l’occasion des cérémonies marquant la Journée internationale des peuples autochtones, le 9 août 2025, le chef de l’État a réitéré que la discrimination n’a plus sa place au Burundi et que les Batwa doivent disposer de terres pour cultiver, bâtir et subvenir…
La corruption demeure l’un des principaux freins au développement économique du Burundi. Malgré les discours et les engagements des autorités en faveur de la lutte contre ce fléau, le phénomène continue de gagner du terrain. Des experts pointent un double discours persistant, des cas d’impunité notoires et une riposte institutionnelle qui peine à produire des résultats concrets. Sur le terrain, la bataille contre la corruption ressemble de plus en plus à une guerre déséquilibrée. Des cas de corruption sont légion à travers tout le pays. Le pire est que la population a tendance à banaliser ce phénomène à effets dévastateurs.…
Dans une interview accordée à Buja TV le 21 janvier 2026, le porte-parole de l’armée burundaise, le général de brigade Gaspard Baratuza, a livré une série de déclarations sur l’engagement militaire du Burundi dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Présentés sur un ton rassurant et triomphaliste, ses propos se révèlent, à l’analyse, marqués par des contradictions, des diversions et plusieurs contre-vérités, y compris en décalage direct avec les déclarations du président burundais, Évariste Ndayishimiye. Interrogé sur les résultats concrets du déploiement burundais en RDC, le général Baratuza affirme être « satisfait », allant jusqu’à déclarer que « le Burundi est…
Le 14 janvier 2026, lors d’une rencontre de vœux avec des diplomates, le président burundais Évariste Ndayishimiye a expliqué sa lecture du comportement électoral des citoyens, comparant l’État à une « famille » et le chef de l’État à un « père ». Des propos qui ont suscité des débats et interrogations, notamment sur le multipartisme, la démocratie et la vision nationale 2040–2060. Retour factuel et analyse de cette déclaration. À cette occasion, le chef de l’État a affirmé : « Beaucoup d’amis m’ont demandé comment, dans un pays démocratique, le peuple peut élire un seul parti, alors que plusieurs…
Lors de la cérémonie de présentation du livre Une Nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi, le président de la République, Évariste Ndayishimiye, a affirmé que le gisement de nickel de Musongati représenterait une valeur de 208 milliards de dollars américains. Une annonce spectaculaire, mais que signifie réellement ce chiffre pour l’économie burundaise ? Entretien avec l’économiste et professeur d’université Jean Ndenzako. Que pensez-vous de l’annonce du président de la République ? L’annonce faite par le président Evariste Ndayishimiye lors de la présentation de l’ouvrage s’inscrit dans une longue tradition d’espérance nationale…
Au cours de l’année 2025, la Ligue Iteka, organisation de défense des droits de l’homme créée en 1991, a documenté 892 victimes des allégations de violations des droits humains dans tout le pays. Ces données contrastent frontalement avec les déclarations du secrétaire général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, qui affirmait pourtant, le 2 janvier 2026, lors d’une conférence de presse tenue à la permanence nationale du parti à Bujumbura, qu’« aucun Burundais n’est menacé ». Cette déclaration faisait suite à une question relative à la sécurité du ministre des Finances, Dr Alain Ndikumana, lequel avait indiqué, le 27 décembre 2025, devant…
L’âge d’un président est-il un gage de maturité politique ? L’ancien chef de l’État burundais Sylvestre Ntibantunganya affirme qu’Évariste Ndayishimiye serait « mûr » en raison de son âge, laissant entendre que cette donnée expliquerait la qualité de ses décisions et les progrès observés au Burundi. Entre apports des sciences cognitives et enseignements de l’histoire politique burundaise, cet article examine si cette affirmation résiste à l’analyse factuelle. Récemment, Sylvestre Ntibantunganya a déclaré qu’Évariste Ndayishimiye serait « la seule personne à avoir pris les rênes du Burundi à un âge de maturité permettant des décisions éclairées ». Selon cette lecture, l’âge…
À la fin de l’année 2025, le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, s’est érigé en garant personnel de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption, officiellement adoptée par le Conseil des ministres le 7 janvier 2026. L’objectif affiché est ambitieux : réduire significativement la corruption d’ici 2030, conformément à la Vision nationale 2040–2060. Mais derrière cette communication volontariste, de nombreuses contradictions, des accusations documentées et les analyses de plusieurs experts viennent sérieusement interroger la crédibilité du chef de l’État comme moteur d’un changement structurel réel. Lors d’un débat qu’il a lui-même présidé, le Président Ndayishimiye…
Présenté comme une initiative intellectuelle indépendante, Une Nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi a néanmoins été perçu par une partie de l’opinion comme une célébration appuyée du chef de l’État. Une impression renforcée par les conditions mêmes de son lancement, marquée par une mobilisation visible du protocole d’État. Derrière le vernis académique et citoyen revendiqué, une question centrale demeure : où s’arrête le livre privé et où commence le récit officiel du pouvoir ? Dès l’entame, les auteurs tiennent à se démarquer de toute entreprise hagiographique. « Il s’agit d’une…