Auteur/autrice : BURUNDI FACTS

Lors d’une conférence publique tenue le 25 février 2026 à l’Université Saint‑Paul d’Ottawa, au Canada, le ministre congolais de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a accusé le Rwanda d’avoir implanté le mouvement rebelle burundais Résistance pour un État de Droit (RED-Tabara) dans les hauts plateaux de l’est de la République démocratique du Congo en 1996. Ces accusations s’inscrivent dans une ligne déjà défendue par le gouvernement burundais. Mais elles ne résistent pas à l’examen des faits. Comme le rappelle le mouvement lui-même, RED-Tabara n’a été créé qu’au début de l’année 2011, avec pour objectif…

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Lors d’une visite à Rwibaga, dans la province de Bujumbura, le président burundais Évariste Ndayishimiye a exhorté les familles batwa à limiter le nombre d’enfants, évoquant les difficultés liées à la scolarisation et aux charges financières. Pourtant, selon plusieurs sources publiques, le chef de l’État est lui-même père d’une famille nombreuse. Cette situation soulève une question de cohérence et de légitimité morale : peut-on promouvoir publiquement la limitation des naissances lorsque son propre parcours familial semble aller dans le sens inverse ? Lecture factuelle et sociologique de cette controverse. Alors qu’il participait aux cérémonies d’inauguration de maisons destinées à la…

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En Septembre 2014, trois sœurs xavériennes italiennes étaient sauvagement assassinées dans leur couvent de Kamenge. La police burundaise avait rapidement arrêté un marginal présenté comme « déséquilibré », qui avait avoué. Douze ans plus tard, cette version officielle vole en éclats. La justice italienne vient d’arrêter et d’inculper Guillaume Harushimana, un ex-agent des renseignements burundais, comme intermédiaire d’un crime commandité par le général Adolphe Nshimirimana. Retour sur une affaire qui ressemble de plus en plus à un crime commandité au plus haut sommet de l’État. Le 07 Septembre 2014, les religieuses Sœur Olga Raschietti (83 ans) et Sœur Lucia Pulici (75…

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Un projet de contrat pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation du centre commercial Buja City Plaza, sur le site de l’ancien marché central de Bujumbura, vient d’être adopté. Présenté en Conseil des ministres le 25 février 2026, il prévoit un partenariat entre l’État du Burundi et la société mixte Ubaka Landmarks. Cette dernière est constituée par la Banque d’Investissement pour les Jeunes (BIJE), qui représentera l’État, ainsi que par le fonds « One Africa Investment Fund ». Sur le papier, l’annonce paraît solide. Mais dans les esprits, une question persiste : cette fois-ci sera-t-elle vraiment la bonne…

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Le 19 février 2026, le ministre de l’éducation nationale et de la recherche scientifique, François Havyarimana, a révélé sur la Radio nationale et Radio Nderagakura que près de 1 800 enseignants avaient quitté leurs postes dans les écoles fondamentales et post-fondamentales entre août 2025 et janvier 2026. Une annonce qui a immédiatement relancé le débat public sur la situation critique du système éducatif burundais. Mais que signifient réellement ces chiffres ? Le ministre a précisé que ces départs touchent l’ensemble du système scolaire, de l’enseignement fondamental aux écoles secondaires. Il a également indiqué que 47 titulaires d’un doctorat avaient quitté…

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La pénurie de fertilisants est un problème récurrent au Burundi. Selon les rapports, des agriculteurs se sont récemment plaints de l’absence d’engrais en pleine saison culturale, ce qui les a poussés à organiser un sit-in devant un site de stockage de la société Fertilisants Organo-Minéraux Industrie (FOMI), en commune Matana de la province de Burunga. Mais malgré les assurances des responsables et des promesses de la FOMI, les agriculteurs semblent toujours confrontés à des difficultés. BurundiFacts a mené une vérification approfondie des allégations concernant cette crise d’engrais et des réponses apportées par les autorités et la FOMI. À Matana, dans…

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À peine investi à la tête de l’Union africaine (UA), le président burundais se retrouve au cœur d’une controverse diplomatique. Kigali estime que le Burundi, engagé militairement à l’Est de la RDC, ne peut jouer un rôle dans la médiation africaine. Bujumbura rejette cette lecture et invoque les mandats institutionnels de l’UA. Le président burundais Évariste Ndayishimiye a officiellement pris, pour un an, la présidence tournante de l’Union africaine (UA). Cette passation s’est tenue lors de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, organisée du 14 au 15 février 2026 à Addis-Abeba.…

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Depuis trois jours, un document circulant sur les réseaux sociaux affirme que l’ambassade du Burundi à Rome et l’université AUGE de Rome ont convenu de collaborer pour la formation professionnelle et l’intégration de jeunes Burundais sur le marché du travail italien. Beaucoup de personnes se demandent s’il s’agit d’une information vraie ou d’une fausse annonce. Le ministère Affaires étrangères a finalement réagi. Dans une lettre datée du 16 février 2026, l’ambassade du Burundi en Italie informe le ministre des Affaires étrangères que l’université AUGE est disposée à organiser une formation gratuite de 10 heures de cours d’italien en ligne pour…

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« Le président du Burundi va diriger l’Afrique » : la formule a suscité enthousiasme et fierté dans l’opinion. Mais derrière cette lecture symbolique de la présidence tournante de l’Union Africaine (UA) se cache une réalité institutionnelle bien différente. Décryptage. Le 14 février 2026, dans un message de félicitations, la Première Dame Angeline Ndayishimiye a déclaré que le chef de l’État burundais allait « diriger les pays membres de l’Union africaine » (verbatim « kurongora ibihugu vy’ubumwe bwa Africa »). Reprise dans les conversations et sur les réseaux sociaux, cette formulation a été interprétée par certains comme la preuve que le président…

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Le 5 février, jour de la fête de l’unité nationale, le secrétaire général du CNDD-FDD, Révérien Ndikuriyo, a choisi d’organiser des activités dans la commune de Butaganzwa. Selon lui, les Burundais ne devraient pas interrompre le travail à l’occasion de cette commémoration. Il a par ailleurs annoncé l’ouverture prochaine d’un débat sur le nombre jugé excessif de jours fériés au cours de l’année, lesquels freineraient la productivité nationale. Sur le principe, la question de l’impact des jours non ouvrables sur l’économie peut sembler légitime. Mais s’agit-il réellement d’une volonté de rationaliser le calendrier des jours fériés ou d’un prétexte pour…

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