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Auteur/autrice : BURUNDI FACTS
Le 17 juillet 2025, depuis Luanda, en Angola, le président de l’Union africaine, João Lourenço, a annoncé la nomination du chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye en tant qu’Envoyé spécial pour la région du Sahel. Cette mission, présentée comme « politique et stratégique », vise à soutenir les efforts diplomatiques de haut niveau dans une région en proie à de graves crises sécuritaires et humanitaires. Selon le communiqué, M. Ndayishimiye, également Champion de l’UA pour la Jeunesse, la Paix et la Sécurité, possède une « expérience politique considérable » et un « engagement indéfectible en faveur du panafricanisme, de l’intégration régionale et de la coopération ».…
Lors d’une conférence de presse tenue le 10 juillet 2025 à Gitega, le ministre burundais de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, Prosper Dodiko, a affirmé que « les minerais sont la clé pour mettre fin au problème des engrais au Burundi ». Une déclaration forte, prononcée dans un contexte marqué par une pénurie persistante d’engrais agricoles dans le pays. Mais sur quoi repose exactement cette affirmation ? Le potentiel du secteur minier burundais est régulièrement mis en avant par les autorités comme un levier de développement économique. Pourtant, les performances concrètes restent en deçà des attentes. Selon les données…
Alors que les troupes burundaises devaient quitter la Somalie en juin 2025, leur mandat a été prolongé in extremis de six mois. Une décision qui semble contredire leur exclusion initiale de la nouvelle mission AUSSOM. Que s’est-il réellement passé ? Enquête. Depuis plus de 17 ans, le Burundi participe activement aux opérations de paix en Somalie, d’abord sous la bannière de l’AMISOM (Mission de l’Union africaine en Somalie), puis de l’ATMIS, sa version de transition lancée en 2022. Avec environ 5 400 soldats déployés, le Burundi est resté l’un des plus gros contributeurs aux forces africaines, juste après l’Ouganda. Ces…
Le gouvernement burundais maintient sa position : les soldats déployés en République démocratique du Congo (RDC) resteront sur place jusqu’à la fin de leur mission. Une déclaration réaffirmée le 15 juillet 2025 par le ministre de la Défense nationale, Alain Tribert Mutabazi, lors d’un point de presse. Pourtant, cette opération militaire suscite une vive controverse au Burundi, en particulier après les lourdes pertes enregistrées au Nord et au Sud-Kivu. Nous avons examiné les principales affirmations des autorités à la lumière des textes constitutionnels, des témoignages et des dynamiques régionales. Affirmation 1 : « Les troupes burundaises sont déployées en RDC…
Lors d’une émission diffusée le 6 juillet 2025, le président Évariste Ndayishimiye a affirmé que toute personne contestant les résultats d’une élection devait d’abord s’adresser à lui, avant de saisir la justice. Une déclaration qui a provoqué l’indignation de l’opposition et de plusieurs juristes, qui y voient une violation flagrante des textes en vigueur. Que dit réellement la législation burundaise à ce sujet ? Et le chef de l’État peut-il légalement intervenir dans le règlement des litiges électoraux ? Invité de l’émission Ku Kivi diffusée sur les chaînes nationales le 6 juillet, le président Ndayishimiye a tenu les propos suivants…
Une photo montrant un militaire burundais lors du défilé du 1er juillet 2025, chaussé d’une botte prétendument trouée, a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Si l’image a été mal interprétée, elle a néanmoins ravivé un débat bien réel : celui de la gestion opaque et inégalitaire des équipements au sein des Forces de défense nationale (FDN). À l’occasion du 63e anniversaire de l’indépendance du Burundi, le traditionnel défilé militaire organisé à Bujumbura a, comme chaque année, donné lieu à une importante couverture médiatique. Une photo en particulier a retenu l’attention : celle d’un soldat en pleine démonstration…
Le président Évariste Ndayishimiye soutient régulièrement que chaque Burundais pourrait améliorer ses conditions de vie grâce à l’agriculture. Mais cette vision volontariste résiste difficilement à l’analyse des réalités économiques, foncières et sociales du pays. Au Burundi, l’agriculture est souvent présentée comme la voie royale vers le développement et l’éradication de la pauvreté. Cette idée, portée par les autorités, trouve un relais régulier dans les discours publics, notamment ceux du président de la République, Évariste Ndayishimiye. Lors d’une activité de récolte de pommes de terre à Muramvya, le 7 juillet 2025, le chef de l’État a réitéré son appel aux Burundais,…
Muramvya, Lundi dernier 7 Juillet 2025, depuis son champ de pommes de terre, le président Évariste Ndayishimiye a invité les Burundais à structurer leur journée en trois blocs de huit heures : 8 heures pour le travail public, 8 heures pour des activités privées et 8 heures de repos. Ce modèle, inspiré des recommandations de l’Organisation internationale du Travail (OIT), semble à première vue équilibré. Mais dans les faits, il relève davantage de l’utopie que d’une réalité concrète au Burundi. Dans de nombreuses institutions publiques et privées, les horaires de travail sont loin de respecter cette division idéale. Enseignants, médecins,…
Une enquête journalistique a mis au jour la situation préoccupante de milliers de femmes burundaises parties travailler en Arabie saoudite. Tandis que le gouvernement burundais réfute les accusations de traite humaine, de nombreux témoignages et faits viennent contredire sa version. Une réalité inquiétante. En juin 2025, une enquête conjointe d’Ukweli Coalition Media Hub, Afrique XXI et Africa Uncensored a révélé qu’environ 17 000 femmes burundaises, parties travailler comme domestiques en Arabie saoudite, se trouvent dans des conditions souvent assimilées à de la traite humaine. Ces révélations, relayées notamment par TV5 Monde, ont été qualifiées de « perfides et fallacieuses »…
Le 6 juillet 2025, un faux communiqué attribué au Service national de police du Kenya a circulé sur les réseaux sociaux, affirmant que 26 Burundais figuraient parmi des étrangers arrêtés pour leur participation à des manifestations violentes à Nairobi et dans d’autres régions du pays. Après vérification, il s’avère que cette information est infondée : les autorités policières kényanes ont officiellement démenti ce communiqué. Depuis 2023, le Kenya est le théâtre d’un mouvement de contestation mené principalement par la jeunesse, en particulier la génération Z, qui réclame une meilleure gouvernance, plus de transparence et des réformes économiques. En 2025, ces…