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    Home » Chute du dollar au Burundi : une illusion qui ne reflète pas la réalité économique

    Chute du dollar au Burundi : une illusion qui ne reflète pas la réalité économique

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    By BURUNDI FACTS on 24 octobre 2025 Economie
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    Le dollar américain a connu une chute spectaculaire sur le marché noir au Burundi au cours des deux dernières semaines, avant de remonter brusquement. Certains y ont vu un signe de redressement du franc burundais, censé « reconquérir sa valeur ». D’autres, plus prudents, estiment que cette appréciation apparente n’a aucun fondement économique solide. Voici ce qu’en disent les économistes et ce que révèle l’évolution du marché parallèle des devises.

    La dépréciation rapide du dollar américain a débuté au début du mois d’octobre, plus précisément après le 7, date à laquelle plusieurs camions transportant environ 260 tonnes de minerais ont quitté le pays à destination de la Chine.
    Dans les jours qui ont suivi, le taux de change du dollar sur le marché noir est passé d’environ 7 300 FBu à près de 5 000 FBu, une chute inédite avant un rebond tout aussi fulgurant à environ 7 000 FBu le 20 octobre 2025.

    Pour expliquer cette volatilité, plusieurs hypothèses ont circulé : certains ont évoqué les exportations de minerais, d’autres la faiblesse du dollar sur le plan international, et d’autres encore le récent accord permettant d’utiliser le yuan chinois pour les importations en provenance de Chine.

    « Ce n’est pas du tout cela ! » : la mise au point des économistes

    Selon Diomède Ninteretse, économiste et enseignant à l’université, l’offre de devises étrangères au Burundi provient essentiellement de trois sources : les exportations (café, thé, minerais, etc.), les transferts de la diaspora et les appuis financiers extérieurs.
    Or, explique-t-il, à l’exception du secteur minier, aucune de ces sources n’a connu de variation notable récemment.

    « En l’absence de changement structurel sur ces trois facteurs, il est difficile de parler d’une appréciation durable du franc burundais. Le dollar s’apprécie ou se déprécie selon sa disponibilité. Or, la pénurie de devises au Burundi persiste. Tant que les causes de cette rareté ne sont pas corrigées, la tendance actuelle ne saurait durer », précise-t-il.

    Les exportations de minerais : un facteur marginal

    Concernant les récentes exportations de minerais, Ninteretse souligne qu’il ne s’agit pas d’un événement inédit.

    « La seule différence, dit-il, réside dans la médiatisation plus importante de ces opérations. »

    Même son de cloche du côté de Faustin Ndikumana, directeur de Parcem Burundi, qui rappelle que les minerais exportés à l’état brut doivent d’abord subir plusieurs étapes techniques — raffinage, analyse de la teneur, certification — avant tout paiement effectif.
    Autrement dit, les recettes issues de ces exportations ne peuvent pas avoir déjà afflué dans le pays au point d’influencer le marché des changes.

    Quant aux hypothèses reliant la baisse du dollar burundais à l’affaiblissement mondial de la devise américaine ou à l’usage du yuan chinois dans le commerce extérieur, elles sont jugées non déterminantes. Ninteretse estime que ces facteurs peuvent avoir une incidence mineure, mais insuffisante pour provoquer une chute aussi brutale, de 7 000 à 5 000 FBu en si peu de temps.

    Un rebond déjà amorcé sur le marché

    À la fin de la semaine dernière, le marché parallèle montrait déjà des signes de retournement.
    Le lundi 20 octobre 2025, le dollar s’échangeait à plus de 7 000 FBu.

    De plus, dans les banques commerciales comme dans les bureaux de change, les devises restaient difficiles à obtenir, preuve que la rareté structurelle du dollar perdure malgré la baisse temporaire observée.

    Des fluctuations avant tout spéculatives

    Pour les économistes interrogés, les récents mouvements du marché ne traduisent aucun changement structurel, mais plutôt des comportements spéculatifs et des anticipations.
    D’ailleurs, le taux de change officiel publié par la Banque de la République du Burundi (BRB) n’a connu aucune modification durant cette période.

    Parmi les explications avancées :

    • Anticipations des opérateurs de change : certains auraient cessé d’acheter des dollars à prix élevé, croyant à une arrivée prochaine de devises issues des ventes de minerais ou de négociations entre le gouvernement, la Banque mondiale et le FMI.

    • Injection temporaire de devises par la BRB : la Banque centrale aurait ponctuellement approvisionné le système bancaire pour calmer le marché parallèle.

    • Manipulation ou stabilisation artificielle : selon Ninteretse, certains acteurs, autorités ou opérateurs économiques, auraient pu chercher à stabiliser artificiellement le marché en limitant les transactions au taux parallèle, une stratégie qu’il assimile à une diversion spéculative.

    Conclusion

    Il est prématuré de parler d’un redressement durable du franc burundais ou d’une dépréciation structurelle du dollar.
    Pour qu’une telle tendance soit réelle et pérenne, il faudrait une augmentation effective des entrées de devises (exportations, transferts, aides extérieures) et que ces fonds soient réinjectés dans le circuit monétaire officiel de manière transparente et équitable.

    En attendant, comme le rappellent les économistes, les fluctuations significatives doivent se constater sur les taux officiels de la Banque centrale, et non sur un marché parallèle par nature instable et soumis à la spéculation.

    _______________________________________________

    Photo : Bâtiments abritant le siège de la Banque de la République du Burundi (BRB) © DR

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