Close Menu
    What's Hot

    Présidence de l’UA : le Burundi peut-il être médiateur dans la crise à l’Est de la RDC ?

    25 février 2026

    Les jeunes Burundais sont-ils réellement acceptés sur le marché du travail italien ?

    24 février 2026

    Présidence de l’UA : Non, Évariste Ndayishimiye ne devient pas le « dirigeant de l’Afrique »

    21 février 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Tendances
    • Présidence de l’UA : le Burundi peut-il être médiateur dans la crise à l’Est de la RDC ?
    • Les jeunes Burundais sont-ils réellement acceptés sur le marché du travail italien ?
    • Présidence de l’UA : Non, Évariste Ndayishimiye ne devient pas le « dirigeant de l’Afrique »
    • Fête de l’unité nationale : une fête de trop ?
    • Arrestations du 15 février à Lusaka : un ciblage des Burundais avéré ?
    • Présidence tournante de l’UA : symbole diplomatique ou triomphe surestimé pour le Burundi ?
    • “Faire taire les armes” : le discours d’Évariste Ndayishimiye à l’UA confronté aux réalités
    • Présidence de l’Union africaine : une opportunité du Burundi compromise par son leadership
    Email: info@burundifacts.org
    Burundi Facts
    Facebook X (Twitter) LinkedIn
    ABONNEZ-VOUS
    jeudi, 26 février 2026
    • Accueil
    • Fact-Checks
      • Economie
      • Politique
      • Société
      • Guides
      • Environnement
    • Burundi Fact-sheets
      • Données statistiques
      • Analyses Approfondies
    • À Propos
      • Qui sommes-nous
      • Ligne éditoriale
      • Communiqués
    • Équipe
      • Qui sont nos fact-checkers?
    • Contactez-Nous
    • Français
    • Kirundi
    Facebook X (Twitter)
    Burundi Facts
    Home » Burundi : la malnutrition infantile a-t-elle vraiment disparu, comme l’affirme le président Ndayishimiye ?

    Burundi : la malnutrition infantile a-t-elle vraiment disparu, comme l’affirme le président Ndayishimiye ?

    0
    By BURUNDI FACTS on 17 novembre 2025 Société
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Email Reddit Telegram WhatsApp Copy Link

    Alors que le président Évariste Ndayishimiye affirme que la malnutrition infantile aurait disparu au Burundi, les données disponibles et les observations de terrain dressent un tableau très différent. Selon les évaluations les plus récentes de l’UNICEF, du PAM et de l’OCHA, des centaines de milliers d’enfants restent exposés à la malnutrition aiguë ou chronique. Entre progrès réels et communication politique, ce fact-checking analyse l’écart entre le discours officiel et la situation constatée.

    Lors d’une cérémonie de présentation de l’administrateur de la commune Matongo (province de Butanyerera), le 5 novembre 2025, le chef de l’État a déclaré « qu’il n’est plus constaté actuellement d’enfants souffrant de kwashiorkor et de malnutrition », attribuant cette évolution aux efforts gouvernementaux en matière de sécurité alimentaire et de santé. Une affirmation qui a suscité de nombreuses interrogations, notamment parmi les acteurs humanitaires.

    Des données officielles qui contredisent l’affirmation présidentielle

    La malnutrition, conséquence d’un apport alimentaire insuffisant ou inadapté, demeure un problème de santé publique majeur au Burundi. Chez les enfants, elle se manifeste principalement sous forme de kwashiorkor ou de malnutrition aiguë sévère, potentiellement mortelle sans prise en charge rapide.

    Les chiffres récents sont sans équivoque : selon le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), près de 484 000 enfants de moins de cinq ans sont susceptibles d’être touchés par la malnutrition aiguë entre juin 2024 et mai 2025. L’UNICEF estime par ailleurs que 55 % des enfants burundais souffrent de retard de croissance, tandis que le PAM relève une situation endémique dans plusieurs provinces, notamment Muyinga, Kirundo, Cibitoke et Rumonge.

    Sur le terrain, la réalité confirme ces données. À Gatumba (province de Bujumbura), où les inondations et pauvreté fragilisent durablement les ménages, l’association Action et Humanisme Burundi distribue régulièrement de la bouillie enrichie aux enfants malnutris. « Nous recevons chaque semaine des mamans dont les enfants présentent encore des signes de malnutrition », indique Evariste Bukeyeneza, président de l’organisation. Des cas similaires sont observés dans d’autres provinces comme Rutana et Makamba, où des structures sanitaires continuent d’accueillir des enfants atteints de kwashiorkor.

    Des efforts réels, mais une malnutrition encore profondément ancrée

    Depuis 2020, le Burundi a intensifié ses initiatives de lutte contre la malnutrition : Plan multisectoriel de sécurité alimentaire et nutritionnelle (2020–2025), dépistage communautaire, cantines scolaires, jardins communautaires. Ces actions témoignent d’un engagement notable, mais demeurent insuffisantes au regard de l’ampleur du problème.

    Les causes structurelles persistent : pauvreté généralisée, aléas climatiques récurrents, accès inégal aux soins. Dans de nombreuses zones rurales, les centres de santé manquent de nourriture thérapeutique ou de personnel formé. Certaines croyances alimentaires freinent également la diversification des repas. Le PAM souligne que les ménages burundais consacrent en moyenne 65 % de leurs revenus à la nourriture, un indicateur de grande fragilité économique.

    Selon le Rapport humanitaire 2024 de l’OCHA, environ 1,8 million de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire ou nutritionnelle, et la malnutrition demeure l’une des principales causes de mortalité infantile. Malgré les programmes conjoints du ministère de la Santé, de l’UNICEF et du PAM, la malnutrition reste un défi national structurel.

    Entre communication politique et réalité sanitaire

    Au regard des données disponibles, l’affirmation du président selon laquelle il n’existerait plus d’enfants malnutris au Burundi apparaît largement excessive. Si des progrès tangibles ont été accomplis — meilleure coordination entre acteurs, interventions communautaires renforcées, sensibilisation accrue —, les statistiques de l’UNICEF, du PAM et de l’OCHA montrent que la malnutrition infantile reste une réalité durable, particulièrement dans les zones rurales vulnérables.

    Cette divergence illustre une volonté politique de mettre en avant les avancées, tout en minimisant un problème encore largement ancré. La lutte contre la malnutrition doit rester une priorité nationale, fondée sur la résilience alimentaire, la production locale et l’accès équitable aux soins.

    Conclusion

    Les faits sont clairs, la malnutrition infantile n’a pas disparu au Burundi. Elle demeure un enjeu majeur de santé publique et un défi structurel qui nécessite des réponses soutenues et réalistes.

    _______________________________________________

    Photo : Présentation officielle au terrain de Kavumu, en commune de Matongo, par le Chef de l’État Évariste Ndayishimiye, du nouvel administrateur, Madame Janvière Kanyana. © DR

    Related Posts

    Chaussures fermées et pagnes obligatoires : des priorités discutables face aux urgences du système éducatif

    14 février 20264 Mins Read

    Batwa sans terres : la promesse présidentielle à l’épreuve des faits

    26 janvier 20264 Mins Read

    Pensions alignées sur le dernier salaire : ce que prévoyait la loi de 2022 et pourquoi le gouvernement recule en 2026

    15 janvier 20265 Mins Read

    LAISSER UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    ARTICLES PHARES
    Economie

    Le carburant au Burundi, un problème à plusieurs inconnus

    10 juillet 2024

    Abonnez-Vous

    Recevez les dernières nouvelles de Burundi Facts

    * indique "obligatoire"
    /* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

    Intuit Mailchimp

    À une époque où les fausses informations prolifèrent non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les médias traditionnels (radio, télévision, journaux) au Burundi, et où certaines personnalités publiques usent d’un discours versatile pouvant induire la population en erreur, il est du devoir de chacun de se consacrer à la vérification des faits.

    ANALYSES PHARES

    Le carburant au Burundi, un problème à plusieurs inconnus

    10 juillet 2024

    Abonnez-Vous

    Recevez les dernières nouvelles de Burundi Facts

    * indique "obligatoire"
    /* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

    Intuit Mailchimp

    Facebook X (Twitter)
    © 2026 BurundiFacts. Designed by Oracom Web Solutions.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.