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Auteur/autrice : BURUNDI FACTS
Au Burundi, le journalisme des faits traverse une crise inquiétante. Les journalistes indépendants se heurtent à un refus quasi-systématique des autorités de fournir des informations officielles. Dernier exemple en date : le ministre des Finances, Nestor Ntahontuye, a récemment déclaré qu’il ne transmettrait plus d’informations aux médias indépendants. Une position qui tranche avec les engagements pris par le président Évariste Ndayishimiye en 2022 lors du lancement de la campagne « Jamais sans les médias », censée renforcer la transparence gouvernementale. Cette opacité survient à un moment critique : les élections législatives de mai 2025 approchent, et la fracture entre discours et réalité…
Face à une crise du carburant d’une ampleur inédite, le gouvernement burundais a mis en place la Société Pétrolière du Burundi (SOPEBU) pour réguler l’approvisionnement en hydrocarbures. Près d’un an après sa création, la structure est en grande difficulté. Le président Évariste Ndayishimiye a réagi en limogeant la direction, l’accusant d’avoir détourné 32 millions de litres de carburant. Mais cette explication est-elle suffisante ? Une analyse approfondie révèle des causes plus structurelles à cet échec. Le décret présidentiel n°100/034 du 20 février 2024 officialisait la création de la SOPEBU. Son objectif était de centraliser les importations de carburant, constituer un…
Une récente déclaration du directeur général de Burundi Mining Export sur l’augmentation spectaculaire de la production de coltan et de cassitérite à Kabarore suscite le scepticisme. Selon lui, la production serait passée de 400 kg à 20 tonnes par mois grâce à l’amélioration des pratiques et à l’utilisation de machines modernes. Cependant, cette affirmation est contestée par des experts en géologie. Des spécialistes du secteur estiment qu’une telle augmentation est improbable sans des études et des travaux préparatoires en amont. Ils rappellent que les minerais exploités artisanalement, notamment à Kayanza et Kirundo, sont filoniens et nécessitent des recherches approfondies pour…
Gateka Saxe Perry, alias Gasape, fait à nouveau parler de lui avec une annonce qui semble relever de la science-fiction. Il affirme avoir mis au point une technologie permettant de partager la charge de batterie entre deux téléphones via son réseau social Gasape Chat. Mais cette déclaration repose-t-elle sur des bases scientifiques solides ? Une analyse de ses précédentes annonces invite à la prudence. Dans une interview accordée à la chaîne YouTube Yaga Tech TV le 13 mars 2025, Gasape a déclaré : «Ce que je vais vous dire ici sera très critiqué, parce que ça n’a jamais été fait…
Le rapport parlementaire sur la gestion financière de l’ANAGESSA met en lumière des anomalies budgétaires importantes. Cependant, une analyse approfondie des chiffres et des déclarations officielles révèle plusieurs incohérences troublantes. Burundi Facts vérifie ces affirmations pour faire toute la lumière sur cette affaire. Le 27 février 2024, les ministres du Commerce, de l’Agriculture et de l’Élevage ont comparu devant les parlementaires à Kigobe pour discuter de la gestion des fonds publics alloués à l’Agence Nationale de Gestion du Stock de Sécurité Alimentaire (ANAGESSA). Une enquête menée par la commission permanente chargée des questions d’agriculture et d’élevage a mis en évidence…
Un message largement partagé sur les réseaux sociaux affirme que la frontière de Gasenyi-Nemba, qui sépare le Burundi du Rwanda, aurait rouvert. Après vérification, il s’agit d’une fausse information. Le 17 mars 2025, le journal burundais Net Press a publié une information affirmant que la frontière Gasenyi-Nemba était désormais fonctionnelle. Le média citait des « utilisateurs de la route menant vers le Rwanda » qui auraient confirmé l’ouverture de la frontière. Or, cette information est inexacte. Une rumeur alimentée par des événements récents Des habitants de la zone frontalière démentent cette allégation. « C’est une rumeur. La frontière est toujours fermée. Cette fausse…
Le Burundi a récemment refusé un prêt du FMI en raison d’une condition jugée inacceptable : la dévaluation de sa monnaie. Cette décision a suscité de vifs débats économiques. Était-ce un choix judicieux ou une erreur aux lourdes conséquences ? Contexte En février 2025, le gouvernement burundais a refusé un crédit de 261 millions de dollars américains proposé par le Fonds monétaire international (FMI). La condition imposée par l’institution était une nouvelle dévaluation du franc burundais (BIF) afin d’aligner son taux de change officiel sur celui du marché noir. Le président Évariste Ndayishimiye a qualifié cette exigence d’ « inacceptable…
Depuis plusieurs mois, des informations circulent sur une possible pénurie de fertilisants au Burundi. Des agriculteurs de plusieurs provinces signalent des difficultés d’approvisionnement, suscitant des interrogations sur l’état réel de la situation. Burundi Facts a vérifié les faits. Les chiffres du ministère de l’Agriculture confirment une hausse constante de la demande en fertilisants. En 2023, l’ancien ministre Sanctus Niragira déclarait que les besoins agricoles augmentaient chaque saison. Les importations d’engrais sont passées de 27 300 tonnes en 2015 à 140 000 tonnes en 2023, et la demande pour 2025 est estimée à 61 010,675 tonnes, soit une augmentation de 13…
Une nouvelle rumeur annonçant la mort du militant des droits humains Pacifique Nininahazwe s’est répandue sur les réseaux sociaux. Après vérification, il s’avère qu’il s’agit d’une information trompeuse. Le 6 mars 2025, un internaute sous le pseudonyme @Belyse67 a publié sur X (anciennement Twitter) une annonce affirmant que Pacifique Nininahazwe, militant des droits humains, avait été retrouvé mort à Kamonyi, au Rwanda, le 4 mars. Selon cette publication, il aurait été tué par le Service national du renseignement rwandais. Cette allégation, relayée par un compte affichant un drapeau rwandais et publiant fréquemment en kirundi, a rapidement suscité des réactions contrastées.…
Le Burundi est-il confronté à une vague d’empoisonnements ou s’agit-il d’une amplification de la peur par les réseaux sociaux et des croyances populaires ? Entre faits avérés et récits alarmistes, la psychose du poison s’installe, influençant les comportements et les perceptions de la population. Les craintes liées à l’empoisonnement ne sont pas nouvelles au Burundi, mais elles prennent une ampleur inédite avec la viralité des réseaux sociaux. Un fait divers, une rumeur, un témoignage partagé sur WhatsApp suffisent à nourrir la psychose. Entre croyances anciennes et exploitation commerciale de cette peur, les conséquences sont bien réelles. Un cas viral ravive…