Auteur/autrice : BURUNDI FACTS

Le 24 janvier dernier, au stade Ingoma de Gitega, à l’occasion de la dernière journée de la croisade organisée par le CNDD-FDD, le président burundais Évariste Ndayishimiye a exposé sa vision de l’éducation. Une vision qui interroge. « Au Burundi, plus on étudie, plus on devient idiot… J’ai plusieurs docteurs, mais je ne vois pas de développement », a-t-il déclaré. Une déclaration factuellement contestable Par ces propos, le chef de l’État a laissé entendre que les intellectuels, le savoir et les études ne constitueraient pas des leviers essentiels du développement d’un pays. Affirmer que les intellectuels n’ont jamais développé un…

Read More

Notre vérification établit que le projet de construction de buildings à Buyenzi, dont le président Évariste Ndayishimiye s’attribue la paternité, n’est ni nouveau ni inédit et, surtout, n’a pas été imaginé par lui. Le 23 janvier 2026, à Gitega, lors d’une séance de « moralisation » organisée dans le cadre de la croisade de prières d’action de grâce du parti CNDD-FDD, en amont du congrès de renouvellement de ses dirigeants, le président burundais a expliqué comment lui serait venue l’idée de proposer aux habitants du quartier Buyenzi, en mairie de Bujumbura, un projet de construction de buildings. Selon son propos,…

Read More

Le Chef de la Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB), le général Prime Niyongabo, a récemment rappelé aux militaires qu’il leur est strictement interdit de posséder un passeport ordinaire. Cette mise en garde, adressée à l’ensemble de la hiérarchie militaire, est perçue par de nombreux observateurs comme une tentative de freiner les désertions qui touchent l’armée burundaise. Dans une correspondance officielle destinée aux commandants des composantes, aux chefs de service et aux responsables des unités spécialisées, le général Prime Niyongabo souligne qu’« il est formellement interdit à tout militaire de posséder à titre personnel un passeport ordinaire ou tout…

Read More

Contrairement aux informations largement relayées sur les réseaux sociaux, la réouverture de la frontière Gatumba–Kavimvira entre le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC) n’est pas imminente. Les autorités burundaises ont formellement démenti toute date annoncée, notamment celle évoquant une reprise des échanges frontaliers d’ici le 2 février 2026. Lors d’une réunion tenue le 29 janvier 2026, consacrée à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et à l’accueil des réfugiés congolais, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, s’est adressé aux missions diplomatiques, aux ONG internationales opérant au Burundi ainsi qu’aux professionnels des médias. Il a…

Read More

Depuis des années, les autorités burundaises ont habitué l’opinion à un discours d’autosatisfaction, décrivant le Burundi comme un pays en marche, voire comme un paradis en devenir. Une narration largement déconnectée des réalités vécues par une population confrontée aux pénuries, aux privations et à une misère persistante. Le 14 janvier dernier, lors de la présentation de l’ouvrage Une Nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi, les personnalités présentes dressaient une nouvelle fois le portrait d’un pays résolument engagé sur la voie d’un avenir radieux à l’horizon 2040. Ce récit officiel a…

Read More

La nouvelle défraie la chronique des médias locaux et régionaux. En marge de la présentation du rapport annuel de l’institution de l’Ombudsman, Daniel Gélase Ndabirabe a fait des révélations fracassantes. Il a parlé des menaces pesant sur cette personnalité. Lors d’une conférence de presse, l’Ombudsman Aimée Laurentine Kanyana vient de « rassurer l’opinion publique » en affirmant qu’elle est en sécurité et qu’elle collabore étroitement avec toutes les institutions du pays, avant de s’en prendre à la presse.   L’Ombudsman a présenté son rapport annuel de l’institution devant les élus du peuple ce mercredi 28 janvier 2026. La session se déroule…

Read More

Lors du congrès extraordinaire du CNDD-FDD, le président burundais Évariste Ndayishimiye a multiplié les éloges à l’endroit de son parti, affirmant qu’il aurait consolidé la démocratie et l’État de droit au Burundi. Cette déclaration contraste cependant avec de nombreuses pratiques documentées par la société civile et les Nations unies, qui font état de répression politique, de verrouillage de l’espace civique et d’élections entachées d’irrégularités. Depuis 2005, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) conserve les rênes du pouvoir. Ainsi, il s’obstine dans son idée d’avoir réussi à recouvrir la démocratie au cours…

Read More

Alors que les autorités burundaises soutiennent que le maintien des réfugiés congolais dans les camps vise à garantir leur sécurité, de nombreux témoignages évoquent des restrictions sévères à la liberté de mouvement et au retour volontaire. Certains réfugiés affirment être contraints de risquer leur vie pour rentrer en République démocratique du Congo (RDC) par des voies clandestines, notamment en traversant la rivière Rusizi avec l’aide de passeurs. Officiellement, le gouvernement burundais présente cette politique comme une mesure de protection conforme aux principes humanitaires. Les autorités invoquent l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, la nécessité d’un encadrement humanitaire centralisé, ainsi…

Read More

Le chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye a salué la « bravoure exceptionnelle » de l’armée burundaise engagée à l’étranger, ce vendredi 23 janvier 2026 à Gitega, affirmant des victoires répétées jusqu’en RDC. Un discours valorisant que ce fact-checking se confronte aux faits, aux rapports internationaux et aux analyses de la société civile. Le 23 janvier 2026, au stade Ingoma de Gitega, en marge d’une prière œcuménique d’action de grâce organisée par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, le chef de l’État burundais a dressé un portrait très élogieux des Forces de défense nationale du Burundi (FDNB), engagées notamment en…

Read More

Le Président Évariste Ndayishimiye affirme que les Batwa ont droit à des terres cultivables, au logement et à une vie digne, au même titre que tous les Burundais. Cette promesse, enracinée dans un cadre juridique ancien, se heurte pourtant à une réalité persistante sur le terrain : des familles Batwa vivent toujours sans terres. Nous avons vérifié. À l’occasion des cérémonies marquant la Journée internationale des peuples autochtones, le 9 août 2025, le chef de l’État a réitéré que la discrimination n’a plus sa place au Burundi et que les Batwa doivent disposer de terres pour cultiver, bâtir et subvenir…

Read More