Ces derniers jours, des rumeurs et diverses interprétations ont laissé entendre que l’ambassade des États-Unis au Burundi aurait fermé ses portes. Contrairement à ces affirmations, l’ambassade des États-Unis n’a jamais cessé de fonctionner. Les autorités américaines ont précisé que seule la fermeture de l’American Center, situé au sein de l’ambassade, était concernée, et ce de manière temporaire. La mission diplomatique, elle, est restée pleinement opérationnelle.
Dans un premier message publié sur les réseaux sociaux le 2 février 2026, l’ambassade avait indiqué :
« Les American Spaces seront fermés à partir de demain et ce jusqu’à nouvel ordre, en raison de la fermeture partielle du gouvernement américain. »
Une clarification a ensuite été apportée le lendemain, le 3 février 2026 : « Correction : seul l’American Center sera fermé à partir du mardi 3 février 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, en raison de la fermeture partielle du gouvernement. Tous les autres American Spaces restent ouverts. »
Le 4 février 2026, l’ambassade a annoncé la reprise complète de ses activités : « Les opérations normales ont repris et ce compte X sera désormais mis à jour régulièrement. L’American Center est également ouvert et pleinement opérationnel. Merci pour votre patience durant la suspension budgétaire. »
Ce qu’il faut savoir
Contrairement à ce qui a pu être avancé, cette situation n’était pas spécifique au Burundi. La fermeture temporaire de certains services américains a concerné de nombreux pays à travers le monde, à la suite d’un government shutdown provoqué par l’absence d’accord budgétaire entre démocrates et républicains aux États-Unis.
Ce blocage était notamment lié aux désaccords autour du financement de certaines agences fédérales et aux revendications des démocrates, qui réclament des réformes de l’agence Immigration and Customs Enforcement (ICE), incluant l’obligation de caméras corporelles pour les agents, des mécanismes renforcés de responsabilité et des restrictions sur les patrouilles mobiles.
La reprise des activités s’inscrit dans ce contexte international. Elle fait suite à la signature, par le président Donald Trump, de la loi budgétaire Consolidated Appropriations Act, 2026, mettant fin à une fermeture partielle de l’administration fédérale américaine qui avait duré quatre jours.
Le texte budgétaire, d’un montant de 1 200 milliards de dollars, a été adopté par la Chambre des représentants par un vote serré (217 voix contre 214), avec 21 républicains et 21 démocrates votant contre leur propre camp. La signature a eu lieu mardi après-midi à la Maison Blanche.
À la suite de cette adoption, le Bureau fédéral de la gestion et du budget (Office of Management and Budget) a ordonné la réouverture immédiate de toutes les agences fédérales, avec le retour des employés placés en congé administratif à compter du 4 février.
La fermeture partielle avait affecté plusieurs départements fédéraux, notamment la Défense, la Sécurité intérieure, les Affaires étrangères, le Trésor, le Travail, la Santé, l’Éducation, les Transports et le Logement.
Il faut donc noter que la fermeture temporaire de l’American Center au Burundi était strictement liée à la fermeture partielle du gouvernement américain et non à une décision politique ou sécuritaire visant le Burundi. À ce jour, l’ambassade des États-Unis au Burundi fonctionne normalement et l’American Center a rouvert ses portes.
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Photo : Une des façades de l’immeuble abritant l’ambassade des États-Unis à Bujumbura. © DR
