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    Home » Choléra au Burundi : entre discours officiels et réalité de terrain, une lutte sous tension

    Choléra au Burundi : entre discours officiels et réalité de terrain, une lutte sous tension

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    By BURUNDI FACTS on 13 octobre 2025 Société
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    Depuis près de trois mois, le Burundi fait face à une résurgence préoccupante du choléra, particulièrement dans la province de Bujumbura, notamment dans les zones de Cibitoke et la mairie de Bujumbura. Cette maladie hydrique réapparaît presque chaque année récemment, révélant les faiblesses persistantes du système sanitaire et des infrastructures d’eau potable.

    Selon Fiacre Muntabaye, porte-parole adjoint du ministère de la Santé publique, le 2 octobre 2025, plus de 90 personnes étaient hospitalisées et plus de 1 400 autres déjà guéries depuis le début de l’épidémie. Six décès ont été officiellement recensés, mais plusieurs sources locales évoquent un bilan plus lourd, notamment dans les zones les plus touchées.

    Les districts de Cibitoke et Bukinanyana figurent parmi les plus affectés, avec près de 500 cas et 13 décès selon des rapports locaux. Médecins Sans Frontières (MSF) a dû renforcer les capacités du centre de traitement de Rugombo, passé de 13 à 42 lits, avec parfois deux patients par lit, illustrant la pression sur les structures sanitaires.

    Le manque d’eau potable et les conditions d’hygiène insuffisantes alimentent l’épidémie. À Kamenge, les coupures prolongées d’eau obligent les habitants à recourir à des sources non sécurisées. À Buterere, les autorités locales estiment que 400 ménages sur 1 700 ne disposent pas de latrines. Faute d’alternatives, certains se soulagent dans des sachets jetés à ciel ouvert, augmentant les risques de contamination.

    Des mesures officielles en décalage avec la réalité

    Pour tenter d’enrayer la propagation, le gouvernement a adopté plusieurs mesures. En août 2025, une nouvelle loi sur l’hygiène a introduit des amendes allant de 5 000 à 500 000 FBu pour les infractions liées à l’assainissement : dépôts sauvages, absence de latrines ou établissements sans toilettes.
    Le gouverneur de Bujumbura, Aloys Ndayikengurukiye, a ordonné que chaque ménage dispose d’une latrine conforme et que des points de lavage des mains soient installés dans les lieux publics. Il a aussi interdit la vente ambulante de nourriture et le déversement des déchets dans les rues, tout en demandant à la Regideso d’améliorer l’approvisionnement en eau.

    Mais sur le terrain, ces décisions peinent à être appliquées. Dans plusieurs marchés et parkings de la capitale, aucun point de lavage des mains n’est visible. Dans les quartiers populaires comme Kanyosha ou Jabe, la population continue à adopter des comportements à risque, signe d’une sensibilisation encore insuffisante.

    Une réponse gouvernementale limitée par les moyens

    Le Premier ministre Nestor Ntahontuye a assuré, lors de sa première intervention devant les parlementaires le 7 octobre 2025, que le gouvernement compte installer progressivement des bornes-fontaines publiques et développer des mini-réseaux d’eau souterraine dans les zones vulnérables.
    Cependant, la mise en œuvre de ces promesses reste lente. Dans plusieurs quartiers de Bujumbura et de Cibitoke, les habitants continuent de parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau, parfois à un coût de 2 000 FBu le bidon de 20 litres.

    Le regard de la société civile : « Le choléra est un indicateur de sous-développement »

    Pour Faustin Ndikumana, directeur de l’organisation Parcem, la persistance du choléra traduit une défaillance structurelle dans la gouvernance publique.
    « Le choléra est une maladie des mains sales. S’il revient chaque année, c’est qu’on ne s’attaque pas aux causes profondes : le manque d’eau potable, d’hygiène et de latrines », explique-t-il. Selon lui, le maintien de cette maladie dans le pays montre un retard en matière de développement.
    « Très peu de pays connaissent encore le choléra aujourd’hui. Cela signifie qu’au Burundi, les problèmes d’eau insalubre, de défécation en plein air et de gestion des déchets restent courants », poursuit-il.

    Il plaide pour une action coordonnée entre les ministères de la Santé, de l’Intérieur, de l’Hydraulique, de l’Environnement et des Infrastructures.
    « Ce n’est pas seulement une question de santé publique, mais de gouvernance et de dignité nationale », conclut-il.

    ____________________________________________

    Photo : Des agents d’hygiène opérant en commune de Cibitoke, où plusieurs cas de choléra ont été rapportés.  © DR

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