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    Burundi–RDC : le fossé se creuse entre le discours officiel et les réalités rapportées du terrain

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    By BURUNDI FACTS on 8 décembre 2025 Fact-checks
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    Alors que l’état-major burundais continue de rejeter toute information faisant état de militaires tués, capturés ou en difficulté dans l’Est de la RDC, des sources locales, ainsi que l’AFC/M23 elle-même, avancent un tout autre récit. Entre communiqués officiels, témoignages et confirmations croisées, l’écart se creuse entre la version gouvernementale et les réalités rapportées du terrain.

     Depuis plusieurs semaines, le porte-parole de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB), le Général de Brigade Gaspard Baratuza, multiplie les interventions pour réfuter toute rumeur de pertes ou de captures de soldats burundais engagés dans l’Est de la RDC.

    Dans un récent communiqué, il a dénoncé ce qu’il décrit comme « des mensonges fabriqués pour démoraliser les militaires burundais ». Selon lui, certains médias « manipulent la réalité en diffusant de faux chiffres et de fausses images » prétendant montrer des soldats tués ou capturés.

    Le général Baratuza assure que les troupes burundaises engagées en RDC « continuent leurs opérations avec professionnalisme », et que toute information évoquant des pertes ou des soldats capturés « relève de la propagande ennemie ».

    Un contre-récit bien différent : morts, captifs et officiers abattus

    Malgré ces démentis, plusieurs sources, militaires, locales et issues du mouvement rebelle avancent une version sensiblement différente.

    Trois officiers burundais tués à Kamanyola

    Selon des informations concordantes recueillies par Burundi Fact, trois officiers burundais ont été tués lors d’une récente offensive menée par la FDNB contre les positions de l’AFC/M23 à Kamanyola. Ltn Régis Ingabire, Ltn Elvis, Lt-Col Athanase Minani, commandant du 8ᵉ bataillon TAFOC, présenté par les sources comme « le plus haut gradé burundais tué depuis le début de la guerre ».

    Ces officiers sont tombés avec plusieurs militaires qui les accompagnaient sans parvenir à préciser le nombre de ces militaires.

    Des captifs détenus depuis près de deux ans

    Dans une interview accordée à Burundi Fact, le porte-parole politique adjoint de l’AFC/M23, Dr Barinda Oscar, affirme détenir « des centaines de militaires burundais », dont certains depuis près de deux ans.

    Selon lui :« Après qu’ils ont été capturés, nous les avons soignés, nourris et gardés, malgré le fait que les autorités burundaises les aient reniés. »

    Il ajoute que ces soldats, considérés comme des prisonniers de guerre, seront « remis au CICR » à terme, étant donné qu’« ils ne sont pas des Congolais ». Ces informations contredisent frontalement la position de l’état-major burundais.

    Une intervention qualifiée de ‘trahison’ par l’AFC/M23

    Dr Barinda Oscar critique sévèrement l’engagement militaire burundais en RDC, estimant que Bujumbura a choisi « d’attaquer un voisin pour servir les intérêts d’un gouvernement de Kinshasa situé à plus de 2 000 kilomètres ».

    Selon lui : « Nous aurions préféré cohabiter en paix. Les autorités burundaises oublient que nous resterons des voisins. »

    Les bombardements depuis Cibitoke pour reconquérir Kamanyola

    Alors que les combats s’intensifiaient autour de Kamanyola, plusieurs sources locales affirment que l’armée burundaise a mené des frappes d’artillerie depuis la province de Cibitoke, à proximité de la frontière congolaise. Ces tirs ont visé à soutenir les troupes engagées en profondeur dans le Sud-Kivu et à tenter de desserrer l’étau imposé par l’AFC/M23 sur plusieurs positions stratégiques.

    Selon ces sources, les bombardements ont été effectués en direction des zones tenues par l’AFC/M23, dans ce qui s’apparente à une tentative de reconquête des localités perdues quelques jours plus tôt. Ce recours à des tirs transfrontaliers laisserait penser que les forces burundaises faisaient face à une pression accrue sur le terrain, nécessitant un appui direct depuis leur territoire national, un fait que l’armée burundaise n’a cependant pas commenté publiquement.

    Ces accusations de bombardements opérés depuis le Burundi rejoignent celles de l’AFC/M23, qui affirme depuis plusieurs semaines que la FDNB utilise les collines de Cibitoke comme plateforme de tir pour soutenir les offensives en RDC. Là encore, aucune reconnaissance officielle de ces opérations n’a été émise par Bujumbura.

    Le conflit déborde au Burundi : l’attaque de Rugombo

    Le 4 décembre 2025, la spirale de violence a franchi un nouveau seuil lorsque des tirs attribués à l’AFC/M23 ont touché la commune de Rugombo, dans l’ancienne province de Cibitoke.

    L’événement a provoqué un vif émoi dans l’opinion burundaise et a immédiatement suscité une réaction ferme du ministre des Affaires étrangères, Ambassadeur Édouard Bizimana, qui a dénoncé sur son compte X :

    « Les terroristes de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda ont largué une bombe sur le territoire burundais. Une telle provocation est inacceptable et des actions appropriées seront prises pour protéger la population. »

    Pour le gouvernement, cet acte constitue une violation directe du territoire national et appelle une riposte ferme. Cette incursion souligne surtout un élément majeur : le conflit ne se cantonne plus aux collines du Sud-Kivu. Il franchit désormais la frontière, montrant que l’implication militaire du Burundi entraîne des retombées directes sur son propre sol.

    Du côté de l’AFC/M23, la version est diamétralement opposée. Le mouvement nie toute attaque visant Rugombo et accuse Bujumbura de « manipuler » les événements pour justifier les bombardements transfrontaliers menés contre ses positions autour de Kamanyola. Selon lui, c’est le Burundi qui a élargi le théâtre des opérations en utilisant son territoire comme base arrière.

    Deux récits irréconciliables, mais des indices d’un revers militaire

    Officiellement, la FDNB assure n’avoir subi ni pertes ni captures ni revers.
    Pourtant :

    • des sources multiples évoquent des morts, y compris des officiers de haut rang ;

    • des témoignages concordants décrivent des captifs détenus depuis longtemps ;

    • le conflit a désormais franchi la frontière burundaise.

    Ces éléments suggèrent une pression croissante sur les forces burundaises.

    Conclusion : des signes clairs que la FDNB est en difficulté en RDC

    L’analyse croisée des déclarations officielles et des informations fournies par les sources locales et l’AFC/M23 montre un constat clair : le discours gouvernemental ne correspond plus aux faits rapportés du terrain.
    La mort d’officiers expérimentés, les allégations de captifs, les combats acharnés autour de Kamanyola, et désormais l’extension du conflit à Rugombo, indiquent que la FDNB fait face à une situation bien plus délicate que ce que laisse entendre la communication officielle.

    _______________________________________________

    Photo : Photo collage des trois officiers burundais morts lors des combats de Kamanyola : Lt Régis Ingabire, Lt Elvis et le Lt-Col Athanase Minani, commandant du 8ᵉ bataillon TAFOC. © DR

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