Close Menu
    What's Hot

    Non, l’ambassade des États-Unis n’a pas fermé : démêler le vrai du faux

    11 février 2026

    Palais de Kiriri : si des loyers étaient payés, où est allé l’argent ?

    10 février 2026

    « Au Burundi, plus on étudie, plus on devient idiot » : une affirmation présidentielle contredite par les faits

    9 février 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Tendances
    • Non, l’ambassade des États-Unis n’a pas fermé : démêler le vrai du faux
    • Palais de Kiriri : si des loyers étaient payés, où est allé l’argent ?
    • « Au Burundi, plus on étudie, plus on devient idiot » : une affirmation présidentielle contredite par les faits
    • Projet de buildings à Buyenzi : une idée d’Évariste Ndayishimiye ? Faux.
    • L’armée burundaise face aux désertions : une interdiction qui en dit long
    • Non, la réouverture des frontières entre le Burundi et la RDC n’est pas pour bientôt
    • Le mythe du sabotage face aux réalités économiques : le CNDD-FDD face à son bilan
    • Déclarations de l’Ombudsman : un mensonge exposé au grand jour
    Email: info@burundifacts.org
    Burundi Facts
    Facebook X (Twitter) LinkedIn
    ABONNEZ-VOUS
    jeudi, 12 février 2026
    • Accueil
    • Fact-Checks
      • Economie
      • Politique
      • Société
      • Guides
      • Environnement
    • Burundi Fact-sheets
      • Données statistiques
      • Analyses Approfondies
    • À Propos
      • Qui sommes-nous
      • Ligne éditoriale
      • Communiqués
    • Équipe
      • Qui sont nos fact-checkers?
    • Contactez-Nous
    • Français
    • Kirundi
    Facebook X (Twitter)
    Burundi Facts
    Home » Burundi – Élections 2025 : quand l’exil scrute l’état de la démocratie

    Burundi – Élections 2025 : quand l’exil scrute l’état de la démocratie

    0
    By BURUNDI FACTS on 19 juin 2025 politique
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Email Reddit Telegram WhatsApp Copy Link

    Lors des élections législatives du 5 juin 2025, le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, a remporté l’ensemble des sièges de l’Assemblée nationale, une première depuis l’instauration du multipartisme au Burundi en 1992. Ce résultat a suscité des réactions contrastées, notamment au sein de la diaspora réfugiée, où l’on s’interroge sur l’avenir démocratique du pays.

    Dans une interview accordée à RFI, Olivier Nkurunziza, président du parti Uprona — l’un des rares partis légalement reconnus mais sans représentation — a déclaré : « On a tué la démocratie. »

    Une démocratie en « sursis » ?

    Les témoignages recueillis auprès de réfugiés burundais confirment un profond scepticisme. Pour Julienne Muzinga, journaliste réfugiée à Kigali, « on n’a pas seulement tué la démocratie, on l’a même enterrée. »
    Même ton pessimiste chez Daniel Ngendakumana, sage-femme (maïeuticien) et militant des droits humains : « Le vote du 5 juin n’était qu’une mise en scène. Il s’est déroulé dans un climat de peur, d’intimidation et sans véritable concurrence. »

    Ce constat trouve un écho dans les chiffres. Selon l’Indice de démocratie 2024 publié par The Economist Intelligence Unit, le Burundi est classé 147e sur 167 pays. L’indice burundais, noté sur 10, est passé de 4,50 en 2005 (année de l’arrivée au pouvoir du CNDD-FDD) à 2,13 en 2023, plaçant le pays dans la catégorie des « régimes autoritaires ».

    Des voix critiques… et nuancées

    Face aux critiques radicales, d’autres adoptent un ton plus mesuré. Patrick Ahishakiye, militant des droits humains, estime que « la démocratie burundaise est gravement menacée, mais pas totalement éteinte », soulignant l’existence de poches de résistance, notamment dans la presse indépendante en exil, les organisations de la société civile, et certains membres de la diaspora qui continuent de défendre des valeurs démocratiques.

    Une position partagée par Elisabeth Ndorere, juriste réfugiée au Rwanda, pour qui « la démocratie n’est pas morte, mais profondément falsifiée. » Elle ajoute : « Même si les voix internes sont muselées, celles de l’extérieur finiront par être entendues. »

    Tous s’accordent toutefois à dire qu’une assemblée nationale monocolore, sans opposition, affaiblit le principe de contre-pouvoirs et ouvre la voie à de possibles dérives autoritaires.

    Un contexte de fermeture politique

    Le 12 juin 2025, soit une semaine après les élections, le ministre de l’Intérieur, Martin Niteretse, a interdit aux partis politiques de s’exprimer publiquement sur les fraudes électorales présumées.
    Fait vérifié : un communiqué officiel du ministère, daté du 12 juin, interdit effectivement toute déclaration jugée « susceptible de troubler l’ordre public ».

    Pour Yannick Mpundu, un réfugié né sous le régime du CNDD-FDD : « De quelle démocratie parle-t-on quand le peuple ne peut pas choisir librement ses représentants ? »

    Quelles perspectives ?

    Malgré ce tableau sombre, des propositions émergent. Pour certains réfugiés interrogés, une transition négociée, facilitée par des acteurs régionaux tels que l’Union africaine ou la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), pourrait offrir une issue pacifique. D’autres plaident pour un dialogue national inclusif afin d’aborder les questions de réformes institutionnelles et de garanties des libertés.

    Mais Daniel Ngendakumana, sceptique, écarte l’idée d’un dialogue dans les conditions actuelles : « Ce régime n’a ni volonté de compromis, ni ouverture. Il est fondé sur la répression. » Pour lui, seule une mobilisation patriotique de l’intérieur et de la diaspora, fédérée autour d’un projet national alternatif, pourrait relancer une dynamique démocratique.

    Il conclut : « Le socle de cette renaissance passe par une identité “Murundi” inclusive, affranchie des divisions ethniques et partisanes. »

    Conclusion

    Malgré des divergences de ton et d’approche, les voix de l’exil convergent vers une même inquiétude : le recul inquiétant des libertés au Burundi. Si certains refusent de déclarer la démocratie définitivement morte, tous s’accordent à dire qu’elle ne peut survivre sans volonté politique réelle, pression citoyenne, et solidarité active, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

    _______________________________________________

    Photo : Camp de Mahama : un abri pour les réfugiés burundais

    Related Posts

    « Au Burundi, plus on étudie, plus on devient idiot » : une affirmation présidentielle contredite par les faits

    9 février 20265 Mins Read

    L’armée burundaise face aux désertions : une interdiction qui en dit long

    2 février 20266 Mins Read

    Le mythe du sabotage face aux réalités économiques : le CNDD-FDD face à son bilan

    31 janvier 20266 Mins Read

    LAISSER UN COMMENTAIRE Cancel Reply

    ARTICLES PHARES
    Economie

    Le carburant au Burundi, un problème à plusieurs inconnus

    10 juillet 2024

    Abonnez-Vous

    Recevez les dernières nouvelles de Burundi Facts

    * indique "obligatoire"
    /* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

    Intuit Mailchimp

    À une époque où les fausses informations prolifèrent non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les médias traditionnels (radio, télévision, journaux) au Burundi, et où certaines personnalités publiques usent d’un discours versatile pouvant induire la population en erreur, il est du devoir de chacun de se consacrer à la vérification des faits.

    ANALYSES PHARES

    Le carburant au Burundi, un problème à plusieurs inconnus

    10 juillet 2024

    Abonnez-Vous

    Recevez les dernières nouvelles de Burundi Facts

    * indique "obligatoire"
    /* real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups */

    Intuit Mailchimp

    Facebook X (Twitter)
    © 2026 BurundiFacts. Designed by Oracom Web Solutions.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.