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    Home » Boissons prohibées au Burundi : derrière la fermeté affichée, des complicités au sommet ?

    Boissons prohibées au Burundi : derrière la fermeté affichée, des complicités au sommet ?

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    By BURUNDI FACTS on 1 août 2025 Société
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    Alors que les autorités burundaises multiplient les déclarations contre les boissons artisanales dangereuses, plusieurs sources affirment que certains hauts gradés de la police, dont le général Christophe Manirambona alias “Wakenya”, seraient eux-mêmes impliqués dans ce commerce illicite. Une enquête qui met en lumière un décalage troublant entre discours public et pratiques de terrain.

    Le 22 juillet 2025, à l’occasion d’une réunion présidée par le ministre de l’Intérieur Martin Niteretse, le général Wakenya, inspecteur général adjoint de la police nationale, lançait une mise en garde sans ambiguïté : « Ces boissons ont été sérieusement interdites. Nous devons faire tout pour éviter qu’elles dominent le marché. »

    Mais à peine ces paroles prononcées, plusieurs témoins et acteurs du secteur dénoncent une réalité bien différente. Les boissons prohibées restent largement accessibles, et certaines sources accusent les responsables mêmes de l’application de la loi d’être directement impliqués dans leur production et leur distribution.

    Une interdiction sélective

    Le Bureau Burundais de Normalisation et de Contrôle de Qualité (BBN) a récemment suspendu plusieurs boissons non conformes comme Hana Wine, Anavino ou encore Sapor. Toutefois, la liste officielle publiée par le ministère de l’Intérieur ne couvre qu’une partie des produits concernés.

    Dans plusieurs quartiers de Bujumbura et d’autres centres urbains, des boissons similaires continuent d’être écoulées en toute impunité, bien qu’elles aient été signalées comme dangereuses dans les rapports du BBN. Pourquoi certaines marques sont-elles sanctionnées, et d’autres non ?

    Des accusations précises contre un haut gradé

    Des journalistes burundais ayant enquêté sur la question, et consultés sous anonymat, affirment que le général Wakenya jouerait un rôle central dans le réseau :

    • Il serait directement impliqué dans la fabrication et la distribution de certaines de ces boissons.

    • Il aurait menacé des agents du BBN ayant tenté de dénoncer les produits non conformes.

    • Plusieurs journalistes ont reçu des menaces après avoir enquêté sur le sujet, certains ayant été contraints d’interrompre leurs investigations ou même de fuir le pays.

    L’un d’eux, basé à Bujumbura, a confié : « Pardonne-moi, même si j’ai travaillé sur ce sujet, je ne peux rien dire. Ce n’est pas un refus de collaborer, c’est une question de sécurité. »

    Une interdiction sabotée de l’intérieur ?

    Selon plusieurs sources internes, des pots-de-vin seraient versés à des policiers et à certains administratifs locaux pour assurer la protection du marché parallèle. Des produits pourtant signalés comme toxiques par le BBN auraient été volontairement omis de la liste d’interdiction établie par le ministère.

    Un ancien cadre du BBN, joint anonymement, résume la gravité de la situation : « Je ne peux pas me noyer volontairement. C’est une affaire de haut niveau. La question des boissons prohibées est un sujet à très haut risque. »

    Un discours officiel déconnecté des réalités

    Face à ces révélations, le discours des autorités semble de plus en plus difficile à croire. Le ministre de l’Intérieur affirme désormais que « cette fois, les mesures seront appliquées », mais de nombreux observateurs relèvent que de telles promesses ont déjà été faites dans le passé – sans réel impact sur le terrain.

    L’enjeu dépasse largement la simple question sanitaire. Il touche à la crédibilité de l’État et à l’intégrité de ses institutions : peut-on véritablement espérer une lutte efficace contre ces boissons si ceux qui sont censés en assurer la répression y trouvent eux-mêmes un intérêt ?

    Une impunité inquiétante

    Les nombreux témoignages concordants, les silences forcés, les menaces proférées et les absences de poursuites crédibles convergent vers un constat accablant : les réseaux de production et de distribution des boissons prohibées bénéficient de protections haut placées. Tant que ces complicités internes ne seront pas mises en lumière et sanctionnées, les discours de fermeté resteront sans effet.

    Conclusion
    Derrière l’interdiction affichée des boissons artisanales dangereuses, notre enquête révèle des pratiques opaques et une forme d’impunité institutionnalisée. L’implication alléguée de hauts responsables, les intimidations à l’encontre des journalistes et la sélection arbitraire des produits interdits posent une question centrale : la lutte contre les boissons prohibées est-elle sincère, ou s’agit-il d’un écran de fumée pour protéger des intérêts bien établis ?

    Tant que ces réseaux resteront intouchables, les campagnes officielles ne seront qu’un slogan vide.

    ________________________________________________

    Photo : Martin Niteretse, ministre de l’Intérieur, qui lance une mise en garde ferme : « Ces boissons ont été sérieusement interdites. »

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