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    Home » Réforme scolaire au Burundi : internat en 7ᵉ et retour de la 10ᵉ année, des solutions face à un niveau en chute ?

    Réforme scolaire au Burundi : internat en 7ᵉ et retour de la 10ᵉ année, des solutions face à un niveau en chute ?

    0
    By BURUNDI FACTS on 20 mars 2026 Société
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    Alors que le gouvernement burundais envisage d’orienter certains élèves en internat dès la 7ᵉ année et de réintroduire une 10ᵉ année, le débat sur la qualité de l’enseignement ressurgit avec insistance. De nombreux acteurs du secteur éducatif pointent les limites du système de l’école fondamentale, accusé d’avoir contribué à une baisse du niveau des élèves, tout en reconnaissant certaines avancées. Entre critiques documentées et pistes de réforme, l’enjeu est désormais clair : corriger un système qui peine à tenir ses promesses.

    Lors de son introduction, l’école fondamentale portait une ambition majeure : garantir à tous les enfants burundais un accès élargi à l’éducation et prolonger leur maintien dans le système scolaire.

    Le ministre de l’Éducation nationale, François Havyarimana, rappelait ainsi, lors d’une émission diffusée sur la RTNB le 19 février 2026, que « quel que soit le système éducatif, il apporte toujours des avantages », tout en insistant sur son objectif central : « faire en sorte qu’au moins un enfant quitte l’école en 9ᵉ année avec des compétences utiles à sa vie ».

    Dans cette logique, le concours national a été déplacé de la 6ᵉ à la 9ᵉ année, prolongeant la durée de scolarisation. Le système introduit également une approche par compétences et mise sur le multilinguisme.

    À partir de la rentrée 2026-2027, le ministère prévoit par ailleurs l’accueil de 3 000 élèves en internat dès la 7ᵉ année. Sur le principe, cette réforme répond à un besoin réel. Mais très vite, ses limites apparaissent.

    Une massification aux effets ambivalents

    Plusieurs acteurs du secteur éducatif reconnaissent que l’école fondamentale a permis une augmentation significative du nombre d’élèves scolarisés au Burundi.

    David Ninganza, représentant du SOJPAE et président du comité des parents d’une école, observe : « Avant, un enfant qui échouait en 6ᵉ pouvait quitter l’école et aller se marier trop tôt. Aujourd’hui, avec la 9ᵉ, ces situations ont fortement diminué. »

    Mais cette massification s’est accompagnée de fortes tensions. Victor Ndabaniwe, syndicaliste enseignant, explique : « Le nombre d’élèves a augmenté à un rythme très élevé, mais les écoles n’ont pas suivi pour les accueillir comme il se doit. » Conséquences directes : classes surchargées, recours à la double vacation et réduction du temps d’apprentissage. Selon lui, cette pression contribue à une baisse progressive de la qualité de l’enseignement.

    Au-delà des effectifs, plusieurs professionnels pointent des failles dans la conception même de la réforme. Le Père Aristide Ndyabuheze, responsable du Bureau national de l’éducation au sein de l’Église catholique du Burundi, affirme : « Ce programme n’a pas été suffisamment étudié pour atteindre les objectifs qu’il s’était fixés. »

    Il évoque une réforme lancée sans préparation adéquate, avec des changements simultanés dans les programmes, les cycles et les conditions d’apprentissage.

    David Ninganza abonde dans le même sens : « Même parmi ceux qui devaient mettre en œuvre cette réforme, certains ne la comprenaient pas vraiment. » Il ajoute : « Il n’y a pas eu d’évaluation à mi-parcours pour mesurer les résultats. »

    La suppression de la 10ᵉ année, un facteur clé ?

    La suppression de la 10ᵉ année est régulièrement citée comme l’une des causes majeures de la baisse du niveau.

    Le Père Ndyabuheze explique que « les contenus de la 10ᵉ année ont été redistribués dans les classes inférieures », entraînant « une surcharge des programmes et des matières parfois trop difficiles pour certains niveaux ». « On retrouve aujourd’hui en 5ᵉ et 6ᵉ des contenus qui dépassent les capacités des élèves », précise-t-il.

    Sur le terrain, les enseignants subissent directement les effets de ces transformations. Victor Ndabaniwe souligne : « Les enseignants sont amenés à dispenser des matières qui ne correspondent pas à leur spécialisation. » Il ajoute que « les formations reçues n’ont pas permis une adaptation adéquate aux nouveaux programmes ».

    Il insiste également sur la réduction du temps d’enseignement : « Avant, les élèves étudiaient toute la journée. Aujourd’hui, avec la double vacation, le temps d’apprentissage a fortement diminué. »

    La question linguistique, un obstacle transversal

    La problématique des langues d’enseignement constitue un autre défi majeur.

    Le ministre François Havyarimana reconnaît : « Lorsqu’un élève ne comprend pas la langue dans laquelle on lui enseigne, il ne peut pas assimiler les matières. »

    Victor Ndabaniwe critique pour sa part : « On demande à un enfant d’apprendre plusieurs langues alors qu’il ne maîtrise pas encore sa langue maternelle. »

    David Ninganza rappelle que « certains responsables avaient déjà alerté sur les difficultés liées à l’introduction simultanée de plusieurs langues ».

    Les effets de ces difficultés se prolongent jusqu’à l’enseignement supérieur. Désiré Nisubire, enseignant en première année de médecine, constate : « Les étudiants qui arrivent ont des difficultés à comprendre ce qu’on leur enseigne. Le niveau était meilleur auparavant. » Il ajoute : « Certains restent bloqués, incapables de s’exprimer, notamment en français. »

    Internat et 10ᵉ année : des solutions suffisantes ?

    Pour corriger ces failles, le ministère propose deux mesures principales : l’internat dès la 7ᵉ année et la réintroduction de la 10ᵉ année.

    Selon le ministre Havyarimana, « dans les écoles à internat, les élèves sont mieux suivis et étudient dans de meilleures conditions ». La 10ᵉ année permettrait, quant à elle, de rééquilibrer les programmes et d’augmenter le temps d’apprentissage.

    « Cela permettra d’améliorer la qualité de l’enseignement et d’augmenter le volume horaire. Le focus sera mis sur la langue française. Certains négligent le français, pourtant c’est la langue d’enseignement. Un élève qui ne comprend pas cette langue ne peut pas assimiler correctement les matières comme les mathématiques, la biologie ou la chimie », précise-t-il.

    Conclusion

    Quatorze ans après son lancement, l’école fondamentale présente un bilan contrasté. Si elle a permis d’élargir l’accès à l’éducation, elle a également contribué à fragiliser la qualité de l’enseignement, introduit des déséquilibres structurels et souffert d’un manque d’accompagnement et d’évaluation.

    Les nouvelles mesures envisagées, internat et retour de la 10ᵉ année, ouvrent des perspectives réelles : amélioration de l’encadrement, rééquilibrage des programmes et relèvement du niveau des élèves.

    Mais leur efficacité dépendra d’un facteur déterminant : la capacité des autorités à tirer des leçons concrètes des insuffisances passées.

    ____________________________________________

    Photo : Le ministre de l’Éducation nationale, François Havyarimana, le 26 février 2026 à Gitega, lors d’une réunion avec les responsables provinciaux et communaux du secteur de l’éducation, consacrée aux réformes en cours du système éducatif. © DR

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